Salut !!
Ça fait un certain temps...
Ces derniers temps, et pour les 13 prochaines semaines, je travaille dans les écoles pour une maison d'édition. C'est un projet irréaliste, qui ne va pas chercher les élèves du secondaire, et la maison d'édition est mal organisée au possible, mais bon, ça paie bien.
Tout ça pour dire que je travaille dans deux écoles secondaire. Dans une classe offrant une formation semi-spécialisée, l'autre, dans une classe de TC.
J'ai déjà voulu aller en adaptation scolaire, je suis contente de ne pas avoir fait ce choix finalement...
Le plus grande difficultée que je rencontre ne vient pas tant des problèmes des élèves, mais bien de leur mentalité. Combien de fois ai-je entendu un jeune me dire: "C'pas grave, mes parents m'ont dit que je toucherais un chèque comme eux, plus tard". C'est triste, tellement triste. Comment faire avancer ces élèves-là ? Surtout que je ne suis là qu'une ou deux heures semaines... Je ne suis pas une enseignante du secondaire, encore moins en adaptation scolaire...
Autres exemple ? Un jeune de 14 ans que ces parents permettent de travailler dans le vieux port, de nuit 25hre semaines... Et pas parce qu'ils sont en difficultés financière, juste parce que "ça forge le caractère". Il est en classe de trouble de comportement, a un niveau de sixième année et est celui qui a le plus d'éducation de sa famille nucléaire. Ce qui m'attriste le plus, c'est sa volonté de réussir malgré tout, même si personne chezz lui l'encourage...
Bref. Des fois, je me dis qu'il faudrait un permis pour être parent...
lundi 21 mars 2011
mardi 22 février 2011
Citation du mois
Ma grand-mère, 70 ans :
"Je suis tellement fière de toi et ton frère. Grand Frisé fait de brillantes études en science, et toi, ton amoureux a une bonne job"
Voilà.
Je me demande pourquoi j'étudie.
"Je suis tellement fière de toi et ton frère. Grand Frisé fait de brillantes études en science, et toi, ton amoureux a une bonne job"
Voilà.
Je me demande pourquoi j'étudie.
lundi 21 février 2011
Je déménage !!
Pas mon blogue, moi, physiquement !!
Bon, ce n'est pas tout de suite, mais simplement en juin... Mais j'ai déjà commencé tranquillement.
En effet, l'Amoureux, se rendant compte du temps qu'on passait ensemble, du temps que je passais chez lui et du ménage que j'y faisais, à proposer que j'habite officiellement avec lui...
Je suis tellement heureuse !!
En même temps, j'ai peur, c'est sûr. J'ai peur qu'on ne soit pas capable de vivre ensemble (quoique je dors chez lui 6 jours sur 7 et que je suis presque toujours dans sa maison...). J'ai peur de ne pas être prête à partir de chez, de ne pas arriver à me sentir chez moi.
Voyez-vous, l'Amoureux habite chez lui depuis déjà deux ans, alors c'est sûr qu'il est déjà meublé et tout... En plus, il ne déménage pas, nous ne choisissons pas un "chez-nous", c'est "chez-lui" et va devenir "chez-nous". Ça me va, c'est juste que ça m'angoisse un peu, c'est tout.
Cette fin de semaine, c'est devenu très concret soudainement... Nous avons magasiné, acheté et installé ce qui manquait pour la salle de bain, afin que chacun est de l'espace. Et alors que je faisais du ménage avec lui, et que je pliais nos vêtements, il m'a dit que je pouvais tout laisser chez lui, au lieu de ramener les vêtements que j'avais chez ma mère. Il m'a humblement céder la moitié de ses cintres et deux tirroirs de commode.
HIIIIIIIIIIIIIII !!!!!!
C'est devenu plutôt réel.
Alors je suis emplie d'un mélange d'anticipation, d'excitation et d'angoisse.
Je ne vous ai pas parlé beaucoup de l'Amoureux, mais c'est réellement une soie. Le gars le plus gentil, serviable, ouvert, honnête et généreux qu'il soit. Alors, il fait vraiment tout pour que je me sente chez moi, chez lui, pour ça devienne chez nous. Je vais avoir un bureau, nous allons prendre mon lit... Bref, mes angoisses ne sont pas du tout fondées sur son comportement lié à ce que j'emménage.
Mes angoisses sont surtout fondées sur son seul défaut vraiment dérangeant: sa timidité.
Comme il est très timide, il n'est pas très expressif, alors que je le suis beaucoup. Je ne sais jamais s'il est vraiment enthousiaste à ce que je viennes chez lui, s'il a des craintes, s'il est heureux, s'il est d'accord avec ce que je propose... Bref, il veut que je sois heureuse, donc il est d'accord...
(Comme mon papa... Maudit sois-tu, Freud !!)
Mais bon, en fin de semaine, j'ai voulu avoir une franche discussion avec lui. J'ai presque su ce qu'il en pensait, parce qu'il est doué pour détourner la conversations sur ce que je pense ou ce que je vis... Comme pourquoi je suis plus inquiète de devenir indépendante que de vivre avec lui (j'ai du lui expliquer que comme nous vivons pas mal déjà ensemble, simplement que je ne paie pas, c'est la partie financière qui m'inquiète, comme je sais déjà à quoi m'attendre pour la cohabitation).
Donc, vous, vous feriez quoi pour qu'il me parle de ce qu'il pense, lui ? Parce ce que je suis un peu démunie... Je ne suis pas tant douée pour lire entre les lignes et les questions directes sont détournées...
Bon, ce n'est pas tout de suite, mais simplement en juin... Mais j'ai déjà commencé tranquillement.
En effet, l'Amoureux, se rendant compte du temps qu'on passait ensemble, du temps que je passais chez lui et du ménage que j'y faisais, à proposer que j'habite officiellement avec lui...
Je suis tellement heureuse !!
En même temps, j'ai peur, c'est sûr. J'ai peur qu'on ne soit pas capable de vivre ensemble (quoique je dors chez lui 6 jours sur 7 et que je suis presque toujours dans sa maison...). J'ai peur de ne pas être prête à partir de chez, de ne pas arriver à me sentir chez moi.
Voyez-vous, l'Amoureux habite chez lui depuis déjà deux ans, alors c'est sûr qu'il est déjà meublé et tout... En plus, il ne déménage pas, nous ne choisissons pas un "chez-nous", c'est "chez-lui" et va devenir "chez-nous". Ça me va, c'est juste que ça m'angoisse un peu, c'est tout.
Cette fin de semaine, c'est devenu très concret soudainement... Nous avons magasiné, acheté et installé ce qui manquait pour la salle de bain, afin que chacun est de l'espace. Et alors que je faisais du ménage avec lui, et que je pliais nos vêtements, il m'a dit que je pouvais tout laisser chez lui, au lieu de ramener les vêtements que j'avais chez ma mère. Il m'a humblement céder la moitié de ses cintres et deux tirroirs de commode.
HIIIIIIIIIIIIIII !!!!!!
C'est devenu plutôt réel.
Alors je suis emplie d'un mélange d'anticipation, d'excitation et d'angoisse.
Je ne vous ai pas parlé beaucoup de l'Amoureux, mais c'est réellement une soie. Le gars le plus gentil, serviable, ouvert, honnête et généreux qu'il soit. Alors, il fait vraiment tout pour que je me sente chez moi, chez lui, pour ça devienne chez nous. Je vais avoir un bureau, nous allons prendre mon lit... Bref, mes angoisses ne sont pas du tout fondées sur son comportement lié à ce que j'emménage.
Mes angoisses sont surtout fondées sur son seul défaut vraiment dérangeant: sa timidité.
Comme il est très timide, il n'est pas très expressif, alors que je le suis beaucoup. Je ne sais jamais s'il est vraiment enthousiaste à ce que je viennes chez lui, s'il a des craintes, s'il est heureux, s'il est d'accord avec ce que je propose... Bref, il veut que je sois heureuse, donc il est d'accord...
(Comme mon papa... Maudit sois-tu, Freud !!)
Mais bon, en fin de semaine, j'ai voulu avoir une franche discussion avec lui. J'ai presque su ce qu'il en pensait, parce qu'il est doué pour détourner la conversations sur ce que je pense ou ce que je vis... Comme pourquoi je suis plus inquiète de devenir indépendante que de vivre avec lui (j'ai du lui expliquer que comme nous vivons pas mal déjà ensemble, simplement que je ne paie pas, c'est la partie financière qui m'inquiète, comme je sais déjà à quoi m'attendre pour la cohabitation).
Donc, vous, vous feriez quoi pour qu'il me parle de ce qu'il pense, lui ? Parce ce que je suis un peu démunie... Je ne suis pas tant douée pour lire entre les lignes et les questions directes sont détournées...
mercredi 9 février 2011
Journée Maladie
Aujourd'hui, je prends une journée maladie. (Ben, prendre, c'est un grand mot... Je suis étudiante, alors je fais pas mal ce que je veux...) Je me sens misérable... Qu'est ce que je trouve dans mon congélo ?
De la pâte à biscuit !!!
Biscuits frais faits + chocolat chaud...
Ce n'est pas idéal pour la grippe, mais c'est le meilleur remède pour le moral !
De la pâte à biscuit !!!
Biscuits frais faits + chocolat chaud...
Ce n'est pas idéal pour la grippe, mais c'est le meilleur remède pour le moral !
mardi 8 février 2011
Coucou !
Ça fait longtemps...
Disons simplement qu'il n'y avait rien d'intéressant à dire... Mais je vous ai lu !!
Je recommence donc en douceur, avec une anecdote de la nouvelle saison de basket...
Mes petits sont tellement énervé qu'ils ne jouent pas, ils jasent ensemble en courant... Exaspérée (ça fait 15 fois que je les averti), je lance : "Hey, suffit ! C'est pas l'heure du thé, allez au jeu !"
Un jeune me demande, ingénu : "Mais pourquoi tu parle d'alphabet?"
...
La soirée a été loooongue, il va sans dire.
À bientôt pour vrai !
Disons simplement qu'il n'y avait rien d'intéressant à dire... Mais je vous ai lu !!
Je recommence donc en douceur, avec une anecdote de la nouvelle saison de basket...
Mes petits sont tellement énervé qu'ils ne jouent pas, ils jasent ensemble en courant... Exaspérée (ça fait 15 fois que je les averti), je lance : "Hey, suffit ! C'est pas l'heure du thé, allez au jeu !"
Un jeune me demande, ingénu : "Mais pourquoi tu parle d'alphabet?"
...
La soirée a été loooongue, il va sans dire.
À bientôt pour vrai !
samedi 4 décembre 2010
vendredi 19 novembre 2010
Les pots
Pourquoi je ne suis pas faite pour vivre seule ?
Je suis incapable d'ouvrir un pot... Ça va faire 15 minutes que j'essaie d'ouvrir celui de salsa.
J'en ai besoin pour une fête ce soir.
J'ai hâte que ma maman revienne...
Je suis incapable d'ouvrir un pot... Ça va faire 15 minutes que j'essaie d'ouvrir celui de salsa.
J'en ai besoin pour une fête ce soir.
J'ai hâte que ma maman revienne...
mardi 16 novembre 2010
Moment anti-pédagogue
Dans mon cours de théâtre, j'ai une jeune arabe qui joue sa diva de l'attitude. Je précise arabe parce que j'en ai 2 ou trois à chaque sessions et, par coïncidence, ce sont toujours ces dernières qui sont des divas de l'attitude... Mais sinon, ce n'est pas important.
Bref, ma diva full hormone me joue à la petite bitch depuis le début de la session, mais samedi dernier, elle s'y mettait à fond, y compris avec les autres élèves, ce qu'elle ne fait jamais, normalement. Je suis douce, mais ferme. "C'est moi le professeur, c'est moi qui interviens." par ci, "change de ton pour nous parler" par là... Je respire.
Et là, alors qu'un duo répète sa scène, elle a dépassé ma limite.
Elle a fait sortir la mini bicth en moi.
La jeune du duo dit sa réplique, et ma petite arabe se lève, me fait un mouvement de main fendant/ghetto, et me dit : "Euh... C'est parce qu'il faut dire Instine"
J'ai répondu sur le même ton.
"Non. Einstein comme dans Albert Einstein, tu devrais le savoir, quand tu veux faire de l'attitude, ait raison."
Ce n'était pas du tout pédagogique.
Mais qu'est ce que cela a fait du bien !
Bref, ma diva full hormone me joue à la petite bitch depuis le début de la session, mais samedi dernier, elle s'y mettait à fond, y compris avec les autres élèves, ce qu'elle ne fait jamais, normalement. Je suis douce, mais ferme. "C'est moi le professeur, c'est moi qui interviens." par ci, "change de ton pour nous parler" par là... Je respire.
Et là, alors qu'un duo répète sa scène, elle a dépassé ma limite.
Elle a fait sortir la mini bicth en moi.
La jeune du duo dit sa réplique, et ma petite arabe se lève, me fait un mouvement de main fendant/ghetto, et me dit : "Euh... C'est parce qu'il faut dire Instine"
J'ai répondu sur le même ton.
"Non. Einstein comme dans Albert Einstein, tu devrais le savoir, quand tu veux faire de l'attitude, ait raison."
Ce n'était pas du tout pédagogique.
Mais qu'est ce que cela a fait du bien !
mardi 9 novembre 2010
Montée de lait
Montée de lait sur plusieurs sujets par rapport à l'éducation.
J'en ai marre. Marre qu'on croit que l'école est responsable de l'"élevage des enfants. J'ai lu, sur la blogosphère, plusieurs billets, soit sur le retour des cours d'éducation sexuelle à l'école, soit sur le fait que l'école devrait sensibiliser les jeunes à l'environnement (sur la mère blogue)...
Non, mais on peut-tu se dire qu'à un moment donné, les parents ont une job à faire, eux aussi ? Ça me désole que des professeurs soient obligés de donner des cours d'éducation sexuelle parce qu'il y a des parents trop morons pour le faire.
Quoi ? Vous n'êtes pas à l'aise de parler de ça avec votre enfants ? C'est le vôtre, ostie de tabarnak !!! Le VÔTRE !!! En quoi et pourquoi son enseignant serait mieux placé ? Parce qu'il est formé ? Soyons honnête, pas plus que vous, chers parents, pas plus que vous. Qu'est ce qu'il fait ? Il cherche dans des livres et sur internet les informations appropriées afin de faire passer le message.
Et je ne vois pas pourquoi il serait plus à l'aise. C'est vrai que de parler sexualité avec 25 jeunes pré-ados "full hormones", c'est pas mal moins gênant que d'en parler avec son enfant qu'on connait.
Arrêtez de penser que c'est la job de l'école dès que ça fait votre affaire.
Pis je ne vois pas non plus pourquoi ce serait le travail exclusif de l'école de sensibiliser les jeunes à l'environnement et la nature. En fait, je ne vois pas du tout en quoi c'est le travail de l'école. Si l'enseignant a le goût, le temps, d'excellentes idées pour l'intégrer dans sa matière, pourquoi pas ? Mais ce n'est pas à l'école de les faire sortir marcher dehors. Ce n'est pas non plus à l'école de parler que c'est important d'aller jouer dehors, de bien manger, de faire du sport, de se brosser les dents et de prendre une douche.
C'est le travail du parent !
Le travail du parent, ce n'est pas d'aller reconduire son enfant au service de garde, d'espérer que celui-ci s'élève tout seul et de se plaindre à l'école lorsque ce dernier est mal-élevé ou qu'il échoue des cours.
L'école est là pour éduquer, pour ouvrir l'esprit, pour sensibiliser à la politique, la géographie, l'histoire, pour montrer à écrire, lire, compter, développer sa pensée critique. Et savez-vous quoi ? Tout ça, c'ets un travail d'équipe entre l'école ET le parent.
Et arrêtez de dire que c'est parce que l'enseignant de votre enfant ne veut rien savoir de vous. C'est 95% du temps faux. Si vous l'appelez en l'insultant et disant qu'il ne comprend pas votre petit Einstein, il se peut qu'il soit réticent à écouter vos judicieux conseils.
Pis une autre chose en passant, des Einsteins incompris, il n'y en a pas 25 par classes, il n'y en a rarement un. Et l'enseignement personnalisé, avec 25 enfants, dont 15 avec des difficultés d'apprentissage, c'est pas mal "tought". Donc, c'est triste, mais oui, c'est les plus forts qui écopent. Ne vous plaignez pas au prof, il fait ce qu'il peut. Plaignez vous en haut.
Aussi, je n'ai été qu'une fois stagiaire, mais entendre "oui, mais, ce n'est pas que mon enfant ne comprend pas, c'est juste qu'il n'y a pas assez d'exemples illustrés/ que le problème n'est pas adapté à sa réalité profonde/ que les textes vus en classe ne l'intéressent pas/que la façon d'enseigner n'est pas adapter au pauvre petit..." ça met en beau calvaire. Désolée, mais c'est qui le professionnel ? Pas vous.
C'est pas parce qu'on a réussit le primaire qu'on peut l'enseigner. Est ce que c'est parce que vous avez survécu à un quadruple pontage que vous dites quoi faire au chirurgien ? Non ? Ben même ostifie d'affaire à l'école !
Bon, désolée pour la vulgarité, et aussi, sachez que je sais que ce n'est pas tous les parents qui sont comme je l'ai décrit. Ce n'est qu'une minorité, mais ça minorité avec laquelle les enseignants doivent le plus intéragir...
--------------------------------------------------------------------------------------------------------
Anecdote de basket :
Un père est rentré dans le gymnase donner des conseils à son petit et lui dire de faire passer le message qu'il (le petit) est capable de lancer au panier. Rentré ! De même ! Sans même me prêter attention !!
Il a fallu que j'intervienne, que je lui dise qu'il ne pouvait pas rentrer comme ça, que s'il voulait parler à son jeune, c'était à la pause ou à la fin du cours ou qu'il devait passer (à la limite) par moi, que ça pouvait intimider les autres enfants. (Et il pompait parce qu'il me parlait en anglais et que je lui répondais en français).
Lui, ne voyait pas ce que cela avait d'intimidant. Il ne faisait que gueuler des instructions à son fiston, après tout !
L'argument massu :
- À l'école, entrez vous dans la classe pour dire à votre gars comment faire ?
- No.
- Ici, c'est pareil. Je vous prierais d'attendre la pause ou la fin du cours, les parents ne sont pas autorisés à entrer dans le gymnase durant le cours.
Il sortit du gymnase en maudit, et moi, j'avais une montée d'adrénaline... Mais bon, ça va faire, de se faire marcher sur les pieds !
J'en ai marre. Marre qu'on croit que l'école est responsable de l'"élevage des enfants. J'ai lu, sur la blogosphère, plusieurs billets, soit sur le retour des cours d'éducation sexuelle à l'école, soit sur le fait que l'école devrait sensibiliser les jeunes à l'environnement (sur la mère blogue)...
Non, mais on peut-tu se dire qu'à un moment donné, les parents ont une job à faire, eux aussi ? Ça me désole que des professeurs soient obligés de donner des cours d'éducation sexuelle parce qu'il y a des parents trop morons pour le faire.
Quoi ? Vous n'êtes pas à l'aise de parler de ça avec votre enfants ? C'est le vôtre, ostie de tabarnak !!! Le VÔTRE !!! En quoi et pourquoi son enseignant serait mieux placé ? Parce qu'il est formé ? Soyons honnête, pas plus que vous, chers parents, pas plus que vous. Qu'est ce qu'il fait ? Il cherche dans des livres et sur internet les informations appropriées afin de faire passer le message.
Et je ne vois pas pourquoi il serait plus à l'aise. C'est vrai que de parler sexualité avec 25 jeunes pré-ados "full hormones", c'est pas mal moins gênant que d'en parler avec son enfant qu'on connait.
Arrêtez de penser que c'est la job de l'école dès que ça fait votre affaire.
Pis je ne vois pas non plus pourquoi ce serait le travail exclusif de l'école de sensibiliser les jeunes à l'environnement et la nature. En fait, je ne vois pas du tout en quoi c'est le travail de l'école. Si l'enseignant a le goût, le temps, d'excellentes idées pour l'intégrer dans sa matière, pourquoi pas ? Mais ce n'est pas à l'école de les faire sortir marcher dehors. Ce n'est pas non plus à l'école de parler que c'est important d'aller jouer dehors, de bien manger, de faire du sport, de se brosser les dents et de prendre une douche.
C'est le travail du parent !
Le travail du parent, ce n'est pas d'aller reconduire son enfant au service de garde, d'espérer que celui-ci s'élève tout seul et de se plaindre à l'école lorsque ce dernier est mal-élevé ou qu'il échoue des cours.
L'école est là pour éduquer, pour ouvrir l'esprit, pour sensibiliser à la politique, la géographie, l'histoire, pour montrer à écrire, lire, compter, développer sa pensée critique. Et savez-vous quoi ? Tout ça, c'ets un travail d'équipe entre l'école ET le parent.
Et arrêtez de dire que c'est parce que l'enseignant de votre enfant ne veut rien savoir de vous. C'est 95% du temps faux. Si vous l'appelez en l'insultant et disant qu'il ne comprend pas votre petit Einstein, il se peut qu'il soit réticent à écouter vos judicieux conseils.
Pis une autre chose en passant, des Einsteins incompris, il n'y en a pas 25 par classes, il n'y en a rarement un. Et l'enseignement personnalisé, avec 25 enfants, dont 15 avec des difficultés d'apprentissage, c'est pas mal "tought". Donc, c'est triste, mais oui, c'est les plus forts qui écopent. Ne vous plaignez pas au prof, il fait ce qu'il peut. Plaignez vous en haut.
Aussi, je n'ai été qu'une fois stagiaire, mais entendre "oui, mais, ce n'est pas que mon enfant ne comprend pas, c'est juste qu'il n'y a pas assez d'exemples illustrés/ que le problème n'est pas adapté à sa réalité profonde/ que les textes vus en classe ne l'intéressent pas/que la façon d'enseigner n'est pas adapter au pauvre petit..." ça met en beau calvaire. Désolée, mais c'est qui le professionnel ? Pas vous.
C'est pas parce qu'on a réussit le primaire qu'on peut l'enseigner. Est ce que c'est parce que vous avez survécu à un quadruple pontage que vous dites quoi faire au chirurgien ? Non ? Ben même ostifie d'affaire à l'école !
Bon, désolée pour la vulgarité, et aussi, sachez que je sais que ce n'est pas tous les parents qui sont comme je l'ai décrit. Ce n'est qu'une minorité, mais ça minorité avec laquelle les enseignants doivent le plus intéragir...
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Anecdote de basket :
Un père est rentré dans le gymnase donner des conseils à son petit et lui dire de faire passer le message qu'il (le petit) est capable de lancer au panier. Rentré ! De même ! Sans même me prêter attention !!
Il a fallu que j'intervienne, que je lui dise qu'il ne pouvait pas rentrer comme ça, que s'il voulait parler à son jeune, c'était à la pause ou à la fin du cours ou qu'il devait passer (à la limite) par moi, que ça pouvait intimider les autres enfants. (Et il pompait parce qu'il me parlait en anglais et que je lui répondais en français).
Lui, ne voyait pas ce que cela avait d'intimidant. Il ne faisait que gueuler des instructions à son fiston, après tout !
L'argument massu :
- À l'école, entrez vous dans la classe pour dire à votre gars comment faire ?
- No.
- Ici, c'est pareil. Je vous prierais d'attendre la pause ou la fin du cours, les parents ne sont pas autorisés à entrer dans le gymnase durant le cours.
Il sortit du gymnase en maudit, et moi, j'avais une montée d'adrénaline... Mais bon, ça va faire, de se faire marcher sur les pieds !
mardi 2 novembre 2010
Sportifs et théâtreux.
Hey ! Ça fait longtemps !! Je serai plus assidue, promis... C'est simplement que je suis dans un programme stimulant qui me demande un peu plus de temps que l'enseignement primaire. Et que l'Amoureux me demande beaucoup de temps (hooooonnnn).
Je voulais juste vous parler des mes petites monstres un peu. Cette année, j'ai deux groupes (un de basket, un de théâtre) et au début, j'étais convaincue que c'était les pire de ma courte carrière en animation. Mes sportifs étaient arrogants, insolents, énervés, incapable de se concentrer et un peu violent. Mes théâtreux (oui, oui, théâtreux) étaient plus que bavards, dissipés, gigoteux et, eux aussi, pas mal insolent. Je sais que normalement, les théâtreux sont bavards et dissipés, je ne fais que me rappeler mes années de théâtre et je sais que je n'étais pas un modèle, mais les années passées, j'avais un ou deux clowns que j'avais à calmer et dix timides à sortir de leur coquille, et non pas l'inverse.
Pour les sportifs, c'était ma première expérience auprès d'eux et je me suis souvent demandée pourquoi j'avais accepté. Je suis très "peace and love" et la mentalité des sportifs m'a beaucoup secouée. Les plaintes de parents, les parents qui entrent dans le gymnase pour s'occuper de leur "pôôôôôôvreeeeeee" petit de dix ans qui "fake" une douleur insoutenable au ventre parce qu'il a échappé le ballon (bon, ce n'est qu'un parent, et je vais vous raconter l'anecdote sous peu), le harcèlement pour que j'ai un sifflet... Bref, depuis que j'ai un sifflet, je fais exactement la même chose qu'avant, mais sans plainte de parents, parce que j'ai un sifflet... J'étais obligées de jouer au sergent avec mes sportifs et ce n'est pas du tout ma personnalité. Je suis plus du genre "rappel à l'ordre lorsque vraiment nécessaire, mais renforcement positif à la tonne sinon" et cela ne marchait pas du tout. Dès que je leurs faisais un compliment, ils se désorganisaient, ils s'énervaient et jouaient tout croche.
Je commence à pouvoir être fine avec eux depuis vendredi dernier. Parce que j'ai prouvé que je pouvais être chienne. Ça me dérange, parce que j'ai l'impression d'être méchante pour rien. Mais bon, au dernier cours, j'ai compris pourquoi j'ai dit oui. Parce que des enfants, sportifs ou pas, ça ne veut que bien faire. Même s'ils sont intenses, ils n'ont pas un mauvais fond. Ils sont souriants, ils espèrent se dépasser. Depuis que je suis "Sergent Future Prof", ils veulent mon approbation. Ils me disent que le cours est cool, qu'ils ont hâte de revenir, qu'ils espèrent que je suis fière d'eux. Ça fait fondre mon coeur. Bien sûr que je suis fière de vous, mes futurs ados, mais quand vous faites n'importe quoi, je suis obligée de sévir. Maintenant que vous avez compris cela, je peux être plus "Future Prof" que "Sergent Futur Prof". En plus, ils se sont vraiment améliorer. Vous devriez les voir se faire des passes, des déplacements, des interceptions... Les paniers ne sont pas aux points, mais ils ont entre 8 et 12 ans et ils jouent dans une école secondaire, alors les paniers sont un peu (beaucoup) trop haut.
Au début, tout le monde se chicanait tout le temps, surtout à propos des passes. Ce qui est drôle, parce que tout le monde avait le ballon de façon équitable, mais à cet âge, on se souvient plus de ce qu'on a pas de ce qu'on a, je suppose... Mais là, après un gros discours sur l'esprit sportif, le travail d'équipe et les bons comportements, il n'y a plus de problème. J'avais eu plusieurs fois cette discussion avec eux, mais je faisais des blagues, pour faire passer la pilule, mais il y a deux cours, je les ai engueulé vertement, et tadaaam, magie, le message est passé. Avant, ils s'insultaient entre eux !! J'ai du en mettre sur le banc pour comportement anti-sportif, cela a calmé les esprits de tous.
Mais maintenant, mes sportifs, je les adore. Ils sont attachants, malgré leur désir de montré qu'ils sont "hommes". Leur sourire de fièreté après un match où ils sont essouflés et que j'exige qu'ils continuent encore un peu "parce qu'ils ne sont pas des grands-pères après tout", ou que je leurs de sortir le banc pour les parents est absolument magnifique. "On est pas des vieux, nous, Future Prof, on est capable, nous". Mais oui les hommes, mais oui...
Mes théâtreux... Ah la la la la... Eux non plus, ils n'ont pas un mauvais fond. Il faut juste canaliser leur énergie. Ils sont tout aussi adorables qu'allumés. C'est la première fois que j'ai un groupe aussi nombreux, et aussi vieux, alors leurs hormones d'ado (j'enseigne au 8-12 ans, comme pour le basket, mais je n'en ai que 3 de 8 ans, et 9 de 10-12 ans) se font sentir. Des histoires de flirt, d'attitude de série pour ados et d'insolence à mon encontre, c'est la première fois que je dois "dealer" avec ça (au théâtre, je veux dire). Là aussi, j'ai dû sévir un peu, mais après que j'en ai envoyé un se calmer dans le couloir, le groupe entier s'est remis à sa place. J'ai dû aussi avoir une discussion avec deux de mes plus vieux (séparés, pour ne pas faire de malaise), disant qu'être amoureux, ou se plaire, c'est normal, surtout à leur âge, mais que dans le cours de théâtre, s'était déplacé. Que s'ils voulaient se voir en dehors du cours pour s'amuser (pas d'arrières pensées là... Coquins, ils ne sont pas si pire nos jeunes ados), qu'ils pouvaient s'échanger leur numéro, mais pas de minouchage dans mon cours. Ce n'était pas encore arrivé, mais vaut mieux prévenir que guérir.
J'ai mes deux petites soeurs arabes, dont la plus vieille me fait tellement d'attitude que j'ai du lui dire que si elle ne voulait pas venir, elle n'y était vraiment pas obligée. C'est toujours un choc de culture à chaque année... À chaque fois, mes petites arabes sont plus divas et drama queen que tout le monde et moi, les princesses qui boudent, ça me mets hors de moi. En plus, leur mère est presque toujours en retard, si ce n'est pas pour le début du cours, c'est pour aller les rechercher... Et la mère, un peu surprotectrice, mais très gentille malgré tout, qui vient me voir... "Vous savez, ma dernière, elle n'a que huit ans, vous êtes sûres que ça ira ? Est ce que vous adaptez vos exercices (ça, là, là, ça me fâche... C'est qui la professionnelle ???)..." Mais oui madame, j'adapte tout, elle n'est pas ma seule de huit ans... Elle se débrouille très bien. C'est sûr, elle est très active et impulsive, mais c'est plus parce qu'elle a huit ans et que normalement, sa soeur l'écrase, que parce qu'elle ne fonctionne pas.
J'ai encore mon petit T, qui est là depuis l'année dernière. Il a de gros problèmes moteurs, de langages et une timidité maladive. Je suis contente qu'il soit revenu, par lui même, m'a-t-il dit de sa grosse voix grave. C'est tellement drôle, un tout petit corps, tout maigre, tout chétif, avec une grosse voix de chanteur rock. On travaille fort avec lui, je lui donne de gros défi. Je le fais parler beaucoup. Il s'est fait un ami dans le cours. C'est le seul que je m'assure qu'il soit avec son ami, parce qu'il y en a tellement à travailler que cela l'encourage. Son ami, c'est un petit gars tellement allumé et bavard, ils font vraiment un bon duo. Il a beau avoir huit ans, il est très mature et très avancé. Normalement, mes jeunes de huit ans, surtout mes garçons, ont de la difficultés à construire une histoire qui se tient, à intéragir avec l'autre sexe, et à faire des personnages "complets" (à leur mesure). Pas lui, pas du tout. Il m'épatate comme dirait ma mère.
Bref, ma gang de théâtre est géniale, maintenant que j'ai augmenté la cadence du cours. Pour la première fois, je n'ai pas eu de plainte concernant la pièce que je leur écrit. Ça doit être une combinaison d'expérience de ma part et de la chimie de groupe. Encore une fois, cette année, ils ont fait qu'un seul groupe, au lieu de plusieurs cliques, et cela me rend fière d'eux. Je leurs dit. Durant la pause, on se met en rond pour manger notre collation et parle de la semaine de tout le monde, on met de la musique et on dance. Vraiment, jai un groupe magique.
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L'anecdote du parent dans le gymnase maintenant...
J'ai une maman "représentante de parents". Elle parle toujours au nom de tous, pour les besoins de son pauvre petit incompris à elle. Au premier cour, elle m'a engueulé devant tout le monde, parce que son jeune n'avait jamais le ballon. "Il est le plus petit de la gang, il faut que TU gère ça aussi...". Pardon ? On n'a pas gardé les moutons ensemble... Surtout que oui, le sien est dans les plus petits, mais pas le plus petits et c'est drôle, le plus petit de la gang a souvent le ballon, parce qu'il est à la bonne place au bon moment...
Et son petit incompris de venir se faire consoler dans les bras de sa mère...
C'est triste pour le jeune. Parce que si sa mère n'était pas comme ça (ou si je n'avais jamais rencontré sa mère), je n'aurais jamais eu un aussi gros problème avec son comportement. Juste un problème, parce qu'il est plaignard, il insulte les autres et discrimine les jeunes différents... Mais là, j'ai un GROS problème avec lui.
`
Le deuxième cours, je fais attendre les parents en dehors du gymnase, après tout, il y a une vitre pour qu'ils puissent regarder, s'ils le veulent.
Ensuite, je remarque que le petit incompris, il croit qu'on est dans mon cours de théâtre. Dès qu'il échappe le ballon ou qu'il n'a pas assez attention, il pleure parce que le ballon était lancé trop fort. J'utilise donc la merveilleuse tactique de l'ignorer et lorsque c'est trop intense, je le renvois au jeu. Cette fois là, je réglais déjà un problème sur le terrain des grands (je gère deux terrains à la fois) quand mon drama queen décide de se jeter à terre pour un ballon reçu dans le ventre, supposément trop fort. J'avais tout vu du coin de l'oeil et voyant qu'il jouait la comédie, j'ai d'abord réglé mon problème chez les grands... Et l'autre de se rouler en boule, de crier et pleurer de plus en plus fort.
Et là, sa mère entre dans le gymnase.
J'ai vu bleu, noir, rouge, bref, j'étais verte de colère. Ce n'était pas du tout la première fois que j'avais des problèmes et avec la mère, et avec le petit.
Je lui ai jeté un regard. Je suppose qu'il devait être convaincant, parce qu'elle est retournée de bord sans attendre. Et j'ai jeter le même regard au jeune, il s'est relevé et tout allait bien. Comme par magie.
Bref, moi, ce genre de parent là, je leurs ferais suivre un cour de parentalité...
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Ouain... Je devrais écrire plus souvent, ce serait de moins long post... Je promets d'être plus assidue, mais ça, je vous l'ai déjà dit.
Je voulais juste vous parler des mes petites monstres un peu. Cette année, j'ai deux groupes (un de basket, un de théâtre) et au début, j'étais convaincue que c'était les pire de ma courte carrière en animation. Mes sportifs étaient arrogants, insolents, énervés, incapable de se concentrer et un peu violent. Mes théâtreux (oui, oui, théâtreux) étaient plus que bavards, dissipés, gigoteux et, eux aussi, pas mal insolent. Je sais que normalement, les théâtreux sont bavards et dissipés, je ne fais que me rappeler mes années de théâtre et je sais que je n'étais pas un modèle, mais les années passées, j'avais un ou deux clowns que j'avais à calmer et dix timides à sortir de leur coquille, et non pas l'inverse.
Pour les sportifs, c'était ma première expérience auprès d'eux et je me suis souvent demandée pourquoi j'avais accepté. Je suis très "peace and love" et la mentalité des sportifs m'a beaucoup secouée. Les plaintes de parents, les parents qui entrent dans le gymnase pour s'occuper de leur "pôôôôôôvreeeeeee" petit de dix ans qui "fake" une douleur insoutenable au ventre parce qu'il a échappé le ballon (bon, ce n'est qu'un parent, et je vais vous raconter l'anecdote sous peu), le harcèlement pour que j'ai un sifflet... Bref, depuis que j'ai un sifflet, je fais exactement la même chose qu'avant, mais sans plainte de parents, parce que j'ai un sifflet... J'étais obligées de jouer au sergent avec mes sportifs et ce n'est pas du tout ma personnalité. Je suis plus du genre "rappel à l'ordre lorsque vraiment nécessaire, mais renforcement positif à la tonne sinon" et cela ne marchait pas du tout. Dès que je leurs faisais un compliment, ils se désorganisaient, ils s'énervaient et jouaient tout croche.
Je commence à pouvoir être fine avec eux depuis vendredi dernier. Parce que j'ai prouvé que je pouvais être chienne. Ça me dérange, parce que j'ai l'impression d'être méchante pour rien. Mais bon, au dernier cours, j'ai compris pourquoi j'ai dit oui. Parce que des enfants, sportifs ou pas, ça ne veut que bien faire. Même s'ils sont intenses, ils n'ont pas un mauvais fond. Ils sont souriants, ils espèrent se dépasser. Depuis que je suis "Sergent Future Prof", ils veulent mon approbation. Ils me disent que le cours est cool, qu'ils ont hâte de revenir, qu'ils espèrent que je suis fière d'eux. Ça fait fondre mon coeur. Bien sûr que je suis fière de vous, mes futurs ados, mais quand vous faites n'importe quoi, je suis obligée de sévir. Maintenant que vous avez compris cela, je peux être plus "Future Prof" que "Sergent Futur Prof". En plus, ils se sont vraiment améliorer. Vous devriez les voir se faire des passes, des déplacements, des interceptions... Les paniers ne sont pas aux points, mais ils ont entre 8 et 12 ans et ils jouent dans une école secondaire, alors les paniers sont un peu (beaucoup) trop haut.
Au début, tout le monde se chicanait tout le temps, surtout à propos des passes. Ce qui est drôle, parce que tout le monde avait le ballon de façon équitable, mais à cet âge, on se souvient plus de ce qu'on a pas de ce qu'on a, je suppose... Mais là, après un gros discours sur l'esprit sportif, le travail d'équipe et les bons comportements, il n'y a plus de problème. J'avais eu plusieurs fois cette discussion avec eux, mais je faisais des blagues, pour faire passer la pilule, mais il y a deux cours, je les ai engueulé vertement, et tadaaam, magie, le message est passé. Avant, ils s'insultaient entre eux !! J'ai du en mettre sur le banc pour comportement anti-sportif, cela a calmé les esprits de tous.
Mais maintenant, mes sportifs, je les adore. Ils sont attachants, malgré leur désir de montré qu'ils sont "hommes". Leur sourire de fièreté après un match où ils sont essouflés et que j'exige qu'ils continuent encore un peu "parce qu'ils ne sont pas des grands-pères après tout", ou que je leurs de sortir le banc pour les parents est absolument magnifique. "On est pas des vieux, nous, Future Prof, on est capable, nous". Mais oui les hommes, mais oui...
Mes théâtreux... Ah la la la la... Eux non plus, ils n'ont pas un mauvais fond. Il faut juste canaliser leur énergie. Ils sont tout aussi adorables qu'allumés. C'est la première fois que j'ai un groupe aussi nombreux, et aussi vieux, alors leurs hormones d'ado (j'enseigne au 8-12 ans, comme pour le basket, mais je n'en ai que 3 de 8 ans, et 9 de 10-12 ans) se font sentir. Des histoires de flirt, d'attitude de série pour ados et d'insolence à mon encontre, c'est la première fois que je dois "dealer" avec ça (au théâtre, je veux dire). Là aussi, j'ai dû sévir un peu, mais après que j'en ai envoyé un se calmer dans le couloir, le groupe entier s'est remis à sa place. J'ai dû aussi avoir une discussion avec deux de mes plus vieux (séparés, pour ne pas faire de malaise), disant qu'être amoureux, ou se plaire, c'est normal, surtout à leur âge, mais que dans le cours de théâtre, s'était déplacé. Que s'ils voulaient se voir en dehors du cours pour s'amuser (pas d'arrières pensées là... Coquins, ils ne sont pas si pire nos jeunes ados), qu'ils pouvaient s'échanger leur numéro, mais pas de minouchage dans mon cours. Ce n'était pas encore arrivé, mais vaut mieux prévenir que guérir.
J'ai mes deux petites soeurs arabes, dont la plus vieille me fait tellement d'attitude que j'ai du lui dire que si elle ne voulait pas venir, elle n'y était vraiment pas obligée. C'est toujours un choc de culture à chaque année... À chaque fois, mes petites arabes sont plus divas et drama queen que tout le monde et moi, les princesses qui boudent, ça me mets hors de moi. En plus, leur mère est presque toujours en retard, si ce n'est pas pour le début du cours, c'est pour aller les rechercher... Et la mère, un peu surprotectrice, mais très gentille malgré tout, qui vient me voir... "Vous savez, ma dernière, elle n'a que huit ans, vous êtes sûres que ça ira ? Est ce que vous adaptez vos exercices (ça, là, là, ça me fâche... C'est qui la professionnelle ???)..." Mais oui madame, j'adapte tout, elle n'est pas ma seule de huit ans... Elle se débrouille très bien. C'est sûr, elle est très active et impulsive, mais c'est plus parce qu'elle a huit ans et que normalement, sa soeur l'écrase, que parce qu'elle ne fonctionne pas.
J'ai encore mon petit T, qui est là depuis l'année dernière. Il a de gros problèmes moteurs, de langages et une timidité maladive. Je suis contente qu'il soit revenu, par lui même, m'a-t-il dit de sa grosse voix grave. C'est tellement drôle, un tout petit corps, tout maigre, tout chétif, avec une grosse voix de chanteur rock. On travaille fort avec lui, je lui donne de gros défi. Je le fais parler beaucoup. Il s'est fait un ami dans le cours. C'est le seul que je m'assure qu'il soit avec son ami, parce qu'il y en a tellement à travailler que cela l'encourage. Son ami, c'est un petit gars tellement allumé et bavard, ils font vraiment un bon duo. Il a beau avoir huit ans, il est très mature et très avancé. Normalement, mes jeunes de huit ans, surtout mes garçons, ont de la difficultés à construire une histoire qui se tient, à intéragir avec l'autre sexe, et à faire des personnages "complets" (à leur mesure). Pas lui, pas du tout. Il m'épatate comme dirait ma mère.
Bref, ma gang de théâtre est géniale, maintenant que j'ai augmenté la cadence du cours. Pour la première fois, je n'ai pas eu de plainte concernant la pièce que je leur écrit. Ça doit être une combinaison d'expérience de ma part et de la chimie de groupe. Encore une fois, cette année, ils ont fait qu'un seul groupe, au lieu de plusieurs cliques, et cela me rend fière d'eux. Je leurs dit. Durant la pause, on se met en rond pour manger notre collation et parle de la semaine de tout le monde, on met de la musique et on dance. Vraiment, jai un groupe magique.
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L'anecdote du parent dans le gymnase maintenant...
J'ai une maman "représentante de parents". Elle parle toujours au nom de tous, pour les besoins de son pauvre petit incompris à elle. Au premier cour, elle m'a engueulé devant tout le monde, parce que son jeune n'avait jamais le ballon. "Il est le plus petit de la gang, il faut que TU gère ça aussi...". Pardon ? On n'a pas gardé les moutons ensemble... Surtout que oui, le sien est dans les plus petits, mais pas le plus petits et c'est drôle, le plus petit de la gang a souvent le ballon, parce qu'il est à la bonne place au bon moment...
Et son petit incompris de venir se faire consoler dans les bras de sa mère...
C'est triste pour le jeune. Parce que si sa mère n'était pas comme ça (ou si je n'avais jamais rencontré sa mère), je n'aurais jamais eu un aussi gros problème avec son comportement. Juste un problème, parce qu'il est plaignard, il insulte les autres et discrimine les jeunes différents... Mais là, j'ai un GROS problème avec lui.
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Le deuxième cours, je fais attendre les parents en dehors du gymnase, après tout, il y a une vitre pour qu'ils puissent regarder, s'ils le veulent.
Ensuite, je remarque que le petit incompris, il croit qu'on est dans mon cours de théâtre. Dès qu'il échappe le ballon ou qu'il n'a pas assez attention, il pleure parce que le ballon était lancé trop fort. J'utilise donc la merveilleuse tactique de l'ignorer et lorsque c'est trop intense, je le renvois au jeu. Cette fois là, je réglais déjà un problème sur le terrain des grands (je gère deux terrains à la fois) quand mon drama queen décide de se jeter à terre pour un ballon reçu dans le ventre, supposément trop fort. J'avais tout vu du coin de l'oeil et voyant qu'il jouait la comédie, j'ai d'abord réglé mon problème chez les grands... Et l'autre de se rouler en boule, de crier et pleurer de plus en plus fort.
Et là, sa mère entre dans le gymnase.
J'ai vu bleu, noir, rouge, bref, j'étais verte de colère. Ce n'était pas du tout la première fois que j'avais des problèmes et avec la mère, et avec le petit.
Je lui ai jeté un regard. Je suppose qu'il devait être convaincant, parce qu'elle est retournée de bord sans attendre. Et j'ai jeter le même regard au jeune, il s'est relevé et tout allait bien. Comme par magie.
Bref, moi, ce genre de parent là, je leurs ferais suivre un cour de parentalité...
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Ouain... Je devrais écrire plus souvent, ce serait de moins long post... Je promets d'être plus assidue, mais ça, je vous l'ai déjà dit.
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