Yo !

Yo ! Bienvenue dans le blog d'une future prof... J'y raconte ici ma vie sous toutes les facettes, celle d'étudiante, d'animatrice, de prof et de jeune adulte. Vous verrez les hauts les bas de l'enseignement...et de ma vie.


vendredi 30 juillet 2010

La ballerine

Voici un petit texte que j'ai écrit lorsque j'étais en crise. Avec le recul, je l'ai un peu retravaillé, mais j'en suis très fière.

La ballerine




Ma tête est vide. Ma tête est vide. Ma tête est vide. C’est ce dont j’essaie de me convaincre pour m’endormir. Pour empêcher les monstres de venir me visiter. C’est impossible. J’échoue à chaque fois. Plus je me convaincs, plus ma tête s’alourdit et les monstres arrivent en force. Et je ne sais plus quoi faire pour les repousser. Ils m’agrippent, me griffent, me déchirent. Ils me percent, psychologiquement et physiquement. Ils inscrivent leurs pensées en moi. Avalée, je me sens avalée. Ils me dévorent. Ils connaissent mes ruses, et fermer les yeux en remontant les couvertures ne suffit plus. C’est dans cette douleur que je m’endors, toutes les nuits. Lorsqu’ils acceptent de me laisser dormir. Je me débats, je mords, je griffe, je rends les coups. Ils sont plus nombreux de nuits en nuits. Alors j’abandonne, je me laisse vaincre. Je suis comme Tytios, condamnée à me faire dévorer pour l’éternité. Le matin, je me réveille, en nage, affolée. Une autre journée doit recommencer. Alors, je mettrai mon collier porte bonheur, ma première action du matin, sans ce collier, je n’entends rien. Ne vois rien et ne fais rien. Comme les personnes myopes qui entendent mal sans leurs lunettes. Avec ce collier, je me remets de mes émotions de la nuit. Je regarderai mon amoureux qu’il me faudra encore convaincre de se lever, pour pouvoir profiter du lit à moi toute seule le temps qu’il sera parti se brosser les dents. Une routine immanquable qui ressemble à une danse. Le climax de cette danse sera dans la douche, que nous prendrons ensemble, il n’y a pas une journée qui ne commence pas comme ça. Avant de m’habiller, je me regarderai dans le miroir et verrai les traces des créatures de la nuit.



Je n’en dirai pas un mot.



À quiconque.



Je m’habillerai en babillant de choses futiles. Quand je parle, cela ressemble à des bulles de champagne, de petites paroles, futiles, agréables et légères. Je saoule rapidement les gens avec. Je les enrobe de mon surplus de paroles et les laisse dériver sur mes non-sens. J’ouvrirai ensuite le rideau, grimperai sur mon calorifère pour voir le temps, ne verrai que les fruits du poirier de dehors et les plates bandes de devant ma chambre. Je supposerai alors qu’il fait soleil, parce ce matin, je ne me sentirai pas si mal.



Plus je prédis ce moment, moins je le vois arriver. Ce matin, je suis brisée. J’éteins mon radio réveil et coupe court aux nouvelles de radio-canada. J’ai beau chercher mon collier, je n’y arrive pas. Je suis brisée. Je ne pourrai pas me lever. Étouffée dans mes oreillers, ligotée dans mes draps, je suis prise au piège. Mon amoureux dort toujours, il est comme un conte, il n’existe pas si on ne fait pas mention de lui, et je ne l’ai pas réveillé, je m’en sens incapable. Je me répète inlassablement cette phrase. Je suis prise au piège. Je ne peux plus bouger. J’ai brisé Sysiphe en moi, mais je ne suis pas plus avancée. Je crie à l’aide, mais mes bulles de champagne restent prisent dans ma gorge. Je lance des regards désespérés à mon amoureux, s’il pouvait se réveiller seul, briser lui-même la malédiction que les monstres lui lancent pour pouvoir me torturer tranquille. Je suis brisée. Il faut me réparer, mais personne d’autre que lui ne le peut. J’asphyxie lentement. Je coule. Ma tête est lourde. Je respire la panique et cela ne remplace pas l’oxygène, je peux le garantir. Je donne des coups pieds, me brûle la gorge à force d’essayer de crier, il n’y arien à faire, je suis incapable d’alerter quelqu’un ou de me lever. Je pense aux poires dehors et j’espère qu’il pleut, parce que je me sens triste et foutue.



Je suis brisée.
Brisée.





Brisée. Brisée. Brisée. Une litanie sans fin harcèle ma tête et marque mes poignets. Brisée...







Sans, souffle, j’essaie de lui crier de me réparer. Rien ne fonctionne.

Après des heures de combat, j’abdique, je suis prête à mourir pour l’éternité. Je me convaincs que ma tête est vide, que les monstres ne survivent pas au soleil ou qu’ils sont allergiques au fait d’être debout à sept heures du matin. Et là, je les sens, sur ma hanche, avec leurs griffes. Je pleurs, je crois, parce jamais mes bulles de champagne n’auront été aussi liquide. Je me prépare à me faire avaler. C’est alors qu’au lieu de croc, je sens des lèvres se poser sur les miennes. Il a rompu seul cette malédiction, comme quoi personne n’est indispensable. Les monstres reculent d’eux même, sans qu’il n’ait à combattre. Le danger écarté, j’essaie de me lever.



J’en suis toujours incapable.

Ses mains agrippent mes hanches. Il me soutient, voit mes marques de guerre. Il m’immobilise sur le lit. Je suis brisée, comme les ballerines qui tournent en rond toute la journée. Il ouvre mon coffre, explore mes rouages. Avec son souffle doux, il enlèvera les poussières qui les bloquent. À coup de baiser, il remettra les rouages en route. Il me flattera le dos, en s’assurant que je ne danse plus en rond. Il partagera son miel, me disant qu’il ne se laisserait plus avoir par le champagne. Après s’être assuré que tous les rouages fonctionnent, il me laissera me lever.

Il jettera le collier, je n’aurai plus besoin de chance. J’irai voir le poirier. Nous déciderons ensemble, qu’aujourd’hui, il fait soleil. Dans notre danse à deux, nous finirons sous la douche. Et nous retournerons sous la couette. Parce que la nuit aura été dure.

 
 
 
 
 
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J'attends vos commentaire, je suis ouverte à tout ce qui est constructif !

lundi 26 juillet 2010

Pas compétitive...

... Sauf que mon cri d'équipe de la semaine dernière était : "Les pirates cherchent, les pirates trouvent... les pirates GAGNENT !!"

Et les pirates... ONT GAGNÉ !! AARRRRGHH !!

Sinon, cette semaine, j'ai les minis, ils ont 5 et 6 ans, ils sont trop adorable, enthousiastes et perdus...

Je les aime.
Surtout avec leurs questions existentielles... Comme : "Comment ils vivent les thon en boîte ?"

lundi 12 juillet 2010

citation du jour

J'explique à mes jeunes qu'il est important de respecter les consignes pour s'amuser tous ensemble et rester en sécurité.
Un petit malin me dit :
"- Ouain, mais si je parle en même temps que toi, je ne respecte pas les consignes, et rien ne peut me faire mal."
Future Prof de répondre, d'un air sérieux :
"-C'est ce que TU crois."

La "bette" du jeune n'avait pas de prix.

OHHHHHHHHHHHHHHH!!! Cassé le petit malin !

jeudi 8 juillet 2010

Re Coucou !

Hey !
Ça fait longtemps !
Excusez-moi de cette négligence. Le camp de socio s'est bien déroulé, il y avait des formations séparés pour que les anciens (genre moi) ne se désintéressent pas des formations. Le seul accrochage, le "jeu de soir". Normalement, il y a un jeu de nuit obligatoire. Les coordos nous réveillent à deux heures du matin et il y a un grand jeu. Plusieurs anciens détestent cette pratique. L'année dernière, certaines anciens et nouveaux l'ont exprimés de façon assez inadéquate pour blesser les coordos, et d'autres de façon suffisament adéquate pour obtenir la promesse qu'il n'y en aurait plus.

Donc cette année, il était supposé avoir un jeu de soir. On s'attendait (les anciens, les nouveaux ne se doutaient de rien) à une mise en scène mais rien de ce genre. En plein milieu de la formation chanson, grosse mise en scène, les responsables du camps qui nous hébergeait viennent parler aux deux grands coordos, ils diparaissent, les coordos rangent leurs choses, on entend crier, engueuler et là, ils viennent nous voir. Ils nous disent que les responsables du camps ont surpris des animateurs prendre des susbstances et qu'ils nous mettent dehors du camps, que l'on doit partir. En nous engueulant un peu, ils nous font ranger nos choses et marcher jusqu'au point de rassemblement des autobus (5 minutes en pente, dans le noir, avec le stock). La marche n'était pas si pire, mais c'était d'entendre certaine nouvelles animatrices pleurer, ou accuser d'autre animateurs.
Bien évidement, c'était une "blague" supposément pour se venger des réactions de l'année dernière. J'ai troivé cela franchement immature et je l'ai dit de façon polie et privée à mes coordos. Parce que, bien évidement, ceux qui avaient mal réagi l'année dernière ont encore mal réagi. Et que faire des "blagues" de consomation de drogue envers les animateurs, ce n'était pas bien pensé. Le lien de confiance entre animateurs et envers les coordos a été fortement ébranlé. Bref, c'était pas mal moyen.

Sinon, même si je suis dans un site à l'autre bout du monde, tout est génial, malgré la chaleur intense. On fait des jeux d'eau, des jeux calmes, des brico et on prend son mal en patience. J'ai les 6-7 ans cette semaine, et ils pleurent, ils pleurent !!! J'ai un jeune qui passe ses journées à pleurer parce qu'il voudrait être chez lui. 

Dans les anecdotes qui ont mises Future Prof dans tous ses états :
Mardi, je suis au bricolage. La veille, j'ai appris qu'une de mes jeunes me manipulaient intense pour avoir mon attention et celle de tous. Lorsque sa mère est venue me la porter, elle ne pleurait pas, dès que sa mère a commencé à partir, cela a été la crise de larme (de crocodile) et j'ai compris le stratagème de la petite quand j'ai vu la mère la rassurer, la cajoler, lui dire qu'elle non plus ne veu pas la laisser... (Parents, par pitié. lorsque votre grand pleure parce qu'il ne veut pas que vous partiez, ne vous attardez pas, dès qu'il joue, il oublie votre existence) Sa mère est finalement partie et soudainement, comme je ne donnais pas d'attention à ses larmes de crocodile, elle m'a dit qu'elle avait mal au coeur. Je lui ai dit de s'asseoir sur un banc et que cela allait passer. Elle s'est donc fait vomir, sur mon plancher. J'étais bleu marin... Je l'ai envoyée se nettoyer, j'ai ramasser mon plancher, avec les 20 jeunes qui criaient à cause du vomis et j'ai donné ma jeune aux coordos. Selon le père, que l'on a rejoint au téléphone, elle s'adonne fréquement à cette pratique lorsqu'on lui dit non. J'étais tellement en maudis... Tous les matins, elle pleure en arrivant, l'entente est maintenant que je lui parle seulement si elle sourie. Ça me donne le temps de dépomper de son attitude manipulatrice.


Aussi, lundi, 7hre15am, mon premier jeune accompagné arrive, sans accompagnateur (parce qu'ils commencent à 8hre45). On m'assure qu'il n'y aura pas de problème. Je suis confiante, il n'a qu'un sydrôme de Gille la Tourette. 7hre30 am, alors que je règle un problème, un animateur (nous sommes 3 ensembles pour le service de garde) m'annonce qu'il y a un problème avvec mon jeune. Je vais le voir, il se sauve. Loin. Vite. J'appelle calmement une coordo avec mon talkie. On a du le coincer dans un coin, cela a pris 20 minutes, à entendre crier et à essayer de contrôler la crise. On a finalement eu une entente, il restait assis, et on ne l'approcherait pas. J'ai dû quitter mon groupe et le surveiller à distance. Lorsqu'il a semblé s'être calmé, je me suis rapprochée, doucement. Je l'ai apprivoisé en parlant de pokémon. Depuis, on est les meilleurs amis du monde et il n'a plus fait de crise. Mais sur le coup, j'ai eu pas mal peur.

J'ai deux jeunes accompagnés dans mon groupe, ils ont la même accompagnatrice, cela se passe super bien. J'avais peur qu'elle tente de modifier toute ma planification pour ses deux jeunes, ou encore de ne pas savoir comment travailler avec elle et que je lui en demande trop, mais la communication passe super bien, et tout roule comme sur des roulettes.

Donc, une belle deuxième semaine de camp de jour !

vendredi 11 juin 2010

Camp de socio

Coucou !!

Je ne suis pas morte !!
Les camps de jour recommencent beintôt ! Demain, je vais en "camp de socio", une fin de semaine de formation (que je connais par coeur, ce sera mon quatrième été et les formations ne changent pas). J'ai découvert mon équipe ce soir. Il y a beaucoup de nouveaux, ce sera à la fois super intéressant et très drôle, parce que j'aime le changement qu'amène les nouveaux, et leur insécurité...

Seul bémol, ce soir, c'était le grand jeu, où on découvre notre équipe de travail et les coordonateurs et les nouvelles filles étaient tellement princesses, ça m'énerve. Elles commencent à travailler avec nous, et leurs premiers commentaires sont : "Ouache, je ne veux pas toucher à ça (gomme mâchée par elle-même pour un  jeu de sculpture de gomme)" ou "Ouache, je en veux pas me mouiller" ou "Ouache, je ne veux pas m'assoir, il y a de la poussière". À un moment donné, j'ai fait ma grande sage et je leur ai dit : " Vous feriez mieux de vous habituez, parce que sinon, qu'allez vous faire lorsqu'un jeune va vous vomir dessus, ou encore lorsqu'un enfant va vous lancer sa petite culotte pleine de pipi parce qu'il a eu un accident ?".

Leur regard dégoûté m'a fait un peu plaisir.

Mais bon, on respire et on leur donne une chance, quand même...
Donc, demain, camp de socio, je vous reviens avec ça !!

samedi 29 mai 2010

Beau moment

Hier, c'était vendredi soir et je ne voulais pas m'ennuyer, alors je suis allée rejoindre des amis faire une LARP (Live Action Role Playing Game). À la base, j'y allais pour vérifier quelque chose avec un garçon, mais quand je suis arrivée, il a été assez désagréable pour que je comprenne que je m'étais trompée. Ce qui n'était pas très grave, je voulais juste être certaine.

Ce qui fait que...
J'ai passé la soirée avec un gars tellement génial. On se connait depuis le début de l'année scolaire, depuis que je sors dans un bar où il va aussi. Nos deux gang d'amis et nous-mêmes étant des "geeks" finis, nous avons sympathiser et les deux gangs se côtoient  fréquement. Je vais le nommer Grand Geek. Il est pile mon genre. Grand, carré, gentil, à lunette, intello... Il sait même danser, cuisiner et taquiner !!

Mercredi, lorsque nous étions sortis, nous avions un peu flirté, mais sans plus... Il aime avoir des amies++ (amies avec privilèges particuliers, si vous voyez ce que je veux dire), et ce n'est pas du tout mon genre... Mais c'est une soie, un garçon adorable, patient, avec le sens de l'humour, de la culture générale, nous aimons les mêmes choses et donc, nous nous entendons bien depuis le début.

Vendredi, nos deux personnages ont passé la soirée ensemble, et ce fut très amusant. Après le larp, nous sommes allés au resto, toute la gang du larp ensemble. Nous étions les premiers sortis et je peux dire que la tension entre nous était à son comble. Je n'ai jamaisn flirté aussi peu subtilement avec quelqu'un. Lui-même m'a regardé avec ses yeux en sourire et m'a dit : "Ouin, on n'est pas très subtile, hein ?"

Durant tout le trajet, nous avons marché ensemble, derrière les autres, nous avons discuté, nous avons des courses, la danse de "GhostBuster" et nous avons vraiment ri ensemble. Plus que d'habitude. Nous étions tous les deux dans le mode "cruise". Au restaurant, nous étions les deux ensembles, face à face, à une table seule, parce que nous étions onze dans un fast food et que les tables de douze sont rares, alors nous étions tous séparés.

Je dois avouer que nous étions dans notre petite bulle romantique. Il me tenait la main, nous nous sourions... Je me suis levée pour parler avec les autres, lui aussi, et là, il m'a poussée contre la table et m'a embrassée. Devant tout le monde. TOUT LE MONDE.
Dieu qu'il embrasse bien.
La meilleure amie de Grand Geek, qui est aussi la fille la plus hot qu'il m'ait été donné de voir, m'a donnée sa bénédiction.
Lorsque nous sommes sortis dehors, je voulais mettre les choses au clair... Je ne voulais pas pas être une amie++.
J'ai passé la nuit chez lui.
Vous devinez que je ne suis pas une amie++, mais nous sommes à l'étape de la fréquentation. Pas encore un couple, il ne m'a pas encore dit "Je t'aime", mais on ne se cache pas et on ne s'empêche pas de s'embrasser devant les autres.
Ce matin, il m'a montré les pas de bases du swings. Il est très doué, dommage que je sois aussi nulle (remplie de bonne volontée, mais sans aucun sens du rythme et sans aucune coordination).

On se revoit cette semaine, et pour le mondial de la bière.

J'ai hâte.
Je ressens vraiment quelque chose de très intense. Très, très intense.

Ce post est très décousu et mal écrit, je suis encore beaucoup sous l'émotion. Les papillons dans mon ventre ne se sont pas encore parti, mon sourire non plus.
Une des plus belle nuit de ma vie.

Je risque d'écrire souvent à propos de Grand Geek.

Finalement, avoir 20 ans ne sera peut-être pas si terrible.

vendredi 28 mai 2010

20 ans, encore

Hier, je dois dire que je n'étais pas du tout objective et très déprimée. Aujourd'hui, pour m'aider à accepter mes futurs 20 ans et oublier un peu mon sentiment d'échec, j'ai décidé de  faire la liste de 20 accomplissements ou actes dont je suis fière. Un pour chaque année de vie (et non pas un acte par année, je ne me souviens pas beaucoup des premières...).

1- J'ai monté pièce de théâtre en secondaire 4, seule, sans aucun appui de l'école, et mon équipe et moi avons gagné le premier prix local d'entrepreneuriat.

2- J'ai fait les démarches pour avoir Rita Lafontaine comme coach de théâtre.

3-J'ai fait des photos professionnels pour un protfolio don je suis très fière et j'utilise encore ces photos.

4- J'ai fait de la figuration pour un film à Télé-Québec.

5-J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai passé les auditions pour le "remake" québécois de Roméo et Juliette.

6- J'ai fait toute les démarches pour passer les auditions pour l'Option théâtre.

7- Je parle toujours au même déficient intellectuel dans l'autobus et c'est un peu mon "ami" (autant qu'on puisse l'être), depuis 5 ans. Il a eu une méningite qui ne l'a pas réussi et est donc déficient intellectuel et aveugle à 90%. Mais il est tellement gentil et positif. J'adore lui parler.

8-  Avec mon équipe, au cégep, on a écrit et monté une pièce de théâtre d'une heure. Décors et costumes compris.

9-En secondaire 5, j'ai écris une pièce de théâtre que je trouve encore bonne.

10- J'ai terminé ma première session universitaire en réussissant tous mes cours, malgré le fait que j'ai manqué le tier de ma session.

11- Quand j'ai décidé, à 17 ans, que je voulais voyager, je me suis organisée un voyage à Cuba (tout-inclu, mais quand même) avec mon copain de l'époque, mais j'ai tous pris en charge.

12-L'an dernier, sur un coup de tête, j'ai décidé de partir à Walt Disney World, mes amis ont suivi, et c'est moi et un ami qui avont tout pris en charge.

13- Je me suis teint les cheveux roses pour sortir de la masse.

14- J'ai dirigé la guilde (association de jeux de rôle et de stratégie de mon CÉGEP) de façon à ce qu'on se souvienne encore de moi et qu'on utilise encore mes règles.

15- À la guilde, encore, j'ai réinstauré la tradition du 24hre de jeux de rôle, et j'ai été cherché du budget et des commandites (en déléguant, mais j'ai écris toutes les lettres).

16- J'ai parti un mouvement de protestation contre une chargé de cours à l'université, et toute ma cohorte m'a suivie.

17-Je fais parti des 15% des élèves en première année au BAC en enseignement à ne pas avoir besoin de mesure d'aide en français.

18- J'ai tout plein de nouvelles et de poèmes dans mon ordinateur, écris de ma main.

19-Au primaire, j'ai participé à un concour national de poésie. Je n'ai pas gagner, mais j'en suis fière quand même.

20- J'ai organisé mon après-bal au complet, dans un chalet dans le nord, et j'ai tout organisé et déléguer.


Alors voilà, mes 20 réalisations dont je suis fière. Quand j'angoisserai, je pourrai revenir les lire ici...
Je dois avouer que ce n'était pas facile à écrire, ça prend beaucoup de réflexion. Les 5 premières ne sont pas difficiles à écrire, mes les 15 autres... Au finale, ça fait du bien.

jeudi 27 mai 2010

20 ans

Le 19 juin, je vais avoir 20 ans.
En ce moment, j'ai l'impression que c'est terrible. Je vais avoir 20 ans, et je n'ai rien fait de grandiose, je n'ai pas sauvé le monde, je n'ai pas rien inventé, je ne suis pas devenue actrice... Bref, vous aurez compris que j'angoisse et que j'ai un gros sentiment d'échec.

Ce soir, j'ai laissé mon Français. Je ne l'aimais pas vraiment, j'aimais simplement l'amour qu'il me portait, ça me faisait du bien... J'ai décidé d'être honnête avant qu'il vienne pour une deuxième fois au Québec. J'ai pris mon courage à deux mains, j'ai fait de moi une adulte et je l'ai laissé. Malgré ses incompréhensions et ses certitudes qu'on irait bien ensemble, je n'ai pas flenché.

Ce soir, je me sens comme une merde. J'ai l'impression que depuis que j'ai atteint ma majorité, j'accumule erreurs par dessus erreurs. J'ai l'impression que je vais gâcher ma vie. J'ai l'impression de n'être bonne à rien.

Je vais avoir 20 ans, et ça ne vas pas du tout. Je souhaiterais avoir 10 ans et me rouler en boule dans les bras de ma mère.

Je vais avoir 20 ans, et je me sens comme si j'allais en avoir 200 ans. Je n'ai jamais ressenti un aussi grand sentiment d'échec de toute ma vie.

Hormis la décision de ne pas faire du théâtre professionnelement, ça été la décision d'adulte la plus difficile que j'ai fait.
Parce que j'ai du faire face à moi-même, au côté manipulateur, en manque d'attention et égoïste que je n'aime pas. Parce que même si je ne l'aimais pas vraiment d'amour, je ne voulais pas lui faire du mal, et j'aurais du m'en douter dès le début et ne pas m'embarquer dans cette histoire sachant qu'il voulait quelque chose de sérieux et que moi, je voulais simplement oublier Titan.
Parce que j'aurais du écouter mes amis. Mes parents...

Je vais avoir 20 ans, et je n'ai rien fait.
Je vais avoir 20 ans, et ce soir, je souhaiterais ne pas être née du tout.

Je vais avoir 20 ans, et je ne suis pas prête.
Le temps n'attend jamais que je sois prête à vieillir. Je ne veux pas plus de responsabilités, je ne veux pas être un adulte. Je ne suis pas prête du tout à être un adulte plus. Je quitte les "teens". J'ai l'impression que mes 18 et 19 ans étaient une pratique à la vie d'adulte. Je ne me sens pas prête du tout.
J'ai peur.
Terriblement peur.
Je n'ai jamais cru que je me rendrais jusqu'à 20 ans.
Mes 20 ans approchent trop vite.
Je n'ai pas vécu assez pour avoir 20 ans.

J'ai les cheveux roses, le coeur en miette, la peur au ventre (la peur ? La chienne plutôt) et le moral au plus bas.
Et mes 20 ans ne veulent pas attendre que je veuilles bien d'elles.
Tout va trop vite. Je veux simplement que tout arrête.

Quelqu'un sait arrêter le temps ?

lundi 24 mai 2010

Test oral

Aujourd'hui, c'était mon test oral pour avoir le droit d'enseigner un jour... La procédure est simple, on nous remet à l'avance 3 textes du Vie Pédagogique (quasiment une bible), on prépare un exposé sur chacun et le jour de l'oral, on nous dit lequel présenter. Cette année, il y avait un texte sur les compétences à développer en tant qu'enseignant dans un milieu multiculturel, un texte sur comment agir avec les élèves en crise ou ayant des troubles du comportement et finalement, un texte parlant de l'étroit lien entre la langue et la culture.

Les deux premiers textes, je les maîtrisais à la perfection. Deux sujets que je pouvais facilement expliquer. Le troisième était ardu à lire, et malgré plusieurs lectures et recherches, je ne me sentais pas en confiance vis-à-vis ce texte... Je crois que les termes pédagogiques employés ainsi que les théories présentées sur l'enseignement dans ce texte étaient très avancé pour notre niveau de première année. D'ailleurs, je n'ai encore croisé personne se sentant à l'aise avec le troisième texte.

Je suis arrivée en avance au local, l'évaluatrice, déjà là, était très gentille et accueillante. Je suis arrivée la 4 ème pour un groupe de 6, et j'étais trente minutes d'avance... C'est pour imager à quel point les élèves s'en font avec cet examen. Elle a rassuré tout de suite les élèves, parce qu'une gang de fille en enseignement sont rapidement insécures. Moi, j'avais très confiance en moi. Je fais du théâtre depuis longtemps, je maîtrise très bien la langue française et j'ai un français normatif lorsqu'il s'agit de s'adresser à mes collègues lors d'exposés.
Évidement, je fus la première pigée, et avec une chance légendaire, j'ai pigé le texte avec lequel j'étais le moins à l'aise.
La caméra s'est mise à filmée, et j'ai commencé mon oral.
Normalement, si j'étais évaluée dans une classe normal pour un exposé normal, je crois que j'aurais eu entre A et B+, partout. Là, je suis un peu inquiète...
Voici la grille d'évaluation pour les 4 volets pour lesquels je suis évaluée : http://www.unites.uqam.ca/testoral/partie2/index.php?page=grille

Avec cette grille, vous comprendrez mon inquiétude... Une voix nasillarde peut amener un échec, trop rouler ses "r" aussi...
Une voix éraillée ? Un bouche trop mobile, une mâchoire trop crispé ? Hésitation au choix de mot (mais interdiction d'apprendre par coeur... Cela arrive à tout le monde d'hésiter, non ? Surtout à l'oral...) ?
Gestes trop répétitifs (c'est combien de fois "trop"?)?

C'est moi ou certains critères sont un peu excessif ? Qu'on cherche des "bibitte"? Une voix qui porte, je comprends que c'est important, mais une voix nasillarde se doit d'échouer ?
J'ai l'impression qu'on a perdu de vu ce qui était vraiment important... Et qu'on a oublié qu'à l'oral, même en tant qu'enseignant, il est normal d'hésiter un peu, de se reprendre un peu, de se mélanger des fois dans ses mots (dans la mesure du raisonnable).

 Je sais que mon exposé manquais de structure, j'ai fais une belle introduction et une belle conclusion, mais lors de mon développement, j'ai sauté beaucoup du coq-à-l'âne. En plus, c'est un critère d'évaluation que je considère important...
Donc, je ne sais pas si je vais avoir des cours de soutient ou pas (si l'on échoue un volet, on a un cours de soutient).

On saura à la mi-juillet...

jeudi 20 mai 2010

Concerta jour 1

Donc, aujourd'hui, c'était la 1ère journée du concerta. Une chance que je n'étais pas à l'école, je n'aurais pas été du monde !

J'étais sur-stimulée. J'aurais répondu à toutes les questions, j'aurais réfléchi tout le temps, je crois que le monde n'est pas prêt encore à la sorte de Future Prof que j'étais aujourd'hui. J'étais aussi émerveillée de voir l'effet... J'ai réussi à bien faire deux choses en même temps !!!
Ma mère m'a téléphoné pour me dire que je devais étendre les vêtements sur la corde et je l'ai fait en même temps qu'elle me parlait. Et je l'ai bien fait !!! Je n'ai rien oublié !!

Mon corps n'était tellement pas habitué à ces connexions mentales que je crois que j'ai passé 5 minutes à toucher le tissu du divan en m'étonnant de la texture...
Toute la journée j'ai été euphorique ! Eu-pho-ri-que !!

Mais bon.
Ce ne sera pas toujours comme ça... Il faut simplement que mon corps m'habitue.
Donc, hormis ce buzz euphorisant, le seul autre effet secondaire a été le manque d'apétit.
Tout va bien, pour le moment !