Bonjour !
Je suis désolée, ça fait longtemps qu'on s'est parlé... Je n'avais pas grand chose à dire et j'étais souvent avec mon nouvel amoureux. Bon, ça fait un mois et demi qu'on se fréquente et là, c'est officiel, alors je me suis dit que cétait le moment de vous en parler un peu. Comme il y a eu beaucoup de changement dans ma vie amoureuse ces derniers temps, j'ai décidé d'attendre un peu avant de vous parler. Mais là, là, là, quand même, ça fait un mois et demi !!! C'est un nouveau couple officiel !! Je crois que je l'aime pour vrai. Quand je pense à lui, je ressens quelque chose de tellement fort dans mes trippes. Je rêvasses, je souris... Bref, ça va bien !
Dans les autres sujets, j'ai fait ma demande de changement de Bac officiel, alors je serai sous peu réellement en littérature.
Avec la plus grande ironie du monde, je suis professeur de basket-ball pour ma ville... C'est ironique parce que je ne suis pas du tout, du tout, du-tout sportive. Genre, je ne savais même pas combien de personne il y a dans une équipe de basket-ball avant le premier cour. Ça se passe moyen bien. Les sportifs et moi, peu importe leur âge, on ne s'entend pas très bien. Et puis, je ne m'entends surtout pas très bien avec leurs parents. Donc, après un premier cour chaotique, j'ai rectifié mon fonctionnement. 4 équipes au lieu de deux, et donc, les petits contre les petits et les grands contre les grands. Les jeunes s'amusent beaucoup et sont redevenus respectueux envers moi... Sauf que leurs parents... Ahhh que je les utiliserais comme ballon !! Lorsque ce n'est pas le groupe de parents des petits qui montent aux barricades pour me crier dessus (j'ai utiliser tout le professionalisme et le self control que je suis capable pour les rembarrer) parce que leurs petites 8èmes merveilles du monde n'ont pas assez souvent le ballon, c'est le groupe de parents des grands qui vient (relativement poliement, comparé au premier groupe) me faire remarquer qu'en arbitant deux matchs à la fois, je ne remarque pas les erreurs de tous et donc, que leurs petits joueurs de la NBA n'apprennent pas suffisament.
Il faut que je précise que je ne suis pas réellement prof de basket mais plus animatrice de basket. Je ne devrais pas donner en cours, je ne devrais même pas parler du cours, selon la description et selon ce que mes boss demandent. Mais dûes aux nombreuses plaintes en trois cours, on a modifier le fonctionnement, tout en rappelant que ce n'est pas un cours, mais plus une série de matchs amicaux simplement pour les faire courir un peu...
J'ai aussi commencé les cours de théâtres. 12 petits diables que j'adore. C'était le premier cours samedi, et ils forment déjà un super groupe uni. Ils jasent, ils jasent, ils jasent... Normalement, je n'ai qu'un ou deux clowns et des grands timides. Mais là, c'est l'inverse, un timide (le même que l'année dernière, je dois faire de grands efforts pour ne pas le mettre dans mon sac à dos et le ramener chez moi) et 11 clowns pleins d'énergie. Ça va être du sport !! Ça me console du basket, les jeunes sont aussi adorables qu'au basket, mais les parents sont vraiment plus compréhensifs, gentils, polis et respectueux...
Bref, la routine...
mercredi 29 septembre 2010
mercredi 15 septembre 2010
Nouvelle sans titre
Voici une petite nouvelle que je viens de compléter... Qu'en pensez-vous ?
________________________________________________________________________________
Confiture, marmelade, crème, lait.
Confiture, marmelade, crème, lait.
Confiture, marmelade, crème, lait.
Chaque élément était méthodiquement posé, toujours dans le même ordre, comme si elle avait fait cela toute sa vie.
Confiture, marmelade, crème, lait.
Tout tenait dans un équilibre cosmique. Ordre qu’elle n’avait pas décidé. Ni elle, ni personne avant elle. L’Ordre déjà décidé dans un temps immémorial, équilibre innée dont il ne fallait surtout pas déroger.
Confiture : Base cosmique de la vie. Rouge, mouillé, sucré.
Était-ce la base ? Pourquoi ne serait ce pas la marmelade ? Malgré son désir de changement, elle était incapable de modifier l’Ordre. Quelque chose de plus haut l’en empêchait. Comme si, instinctivement, elle savait que cela chamboulerait sa vie. Ce n’était plus qu’une simple suite d’aliments, c’était la vie.
Confiture.
Pourquoi tenait-elle tant à cette pyramide ? Après tout, ce n’est pas grand-chose. Une simple pyramide de garnitures, de compléments, de frivolités. Elle y tenait, à ses frivolités. Sa vie ressemblait justement à cela. À rien d’important. Une vie sans rebonds, sans remous, sans efforts. Elle n’avait laissé aucune marque, même si elle l’avait longtemps espéré.
Confiture, marmelade.
De toute façon, elle n’avait jamais su se fondre dans la masse, encore moins de communiquer avec elle.
Marmelade : Tentative désespérée de faire partie, avec les autres grumeaux, de quelque chose de plus grand.
Confiture.
Marmelade.
Crème.
Lait.
La litanie s’insinuait en elle. Elle se sentait déjà honteuse. Elle devait avoir l’air maniaque. Une maniaque de l’ordre. Un trouble étrange. Elle savait qu’il n’en était rien. Déjà, la colère gonflait ses veines, lui faisait serrer les poings. Tant pis pour la masse. Ce n’était pas la masse qui la rejetait, mais bien elle qui rejetait le commun, le banal. Sa pyramide tombait. Elle, en fait. En morceau. Encore.
Lait, crème, marmelade, confiture.
En désordre, sur sa table. Elle se rejetait elle. Elle s’en voulait de ne pas faire partie de la masse, sans être capable de s’en démarquer pour autant. Elle s’éboulait, se chambardait, se désordonnait. Ne pouvait-elle rien faire comme les autres ? Ne pouvait-elle pas se contenter d’une histoire classique ? Étude, amoureux, maison, enfants, chien blond ?
Non.
Confiture, marmelade, crème.
C’était ça, son histoire classique. Cette pyramide trop de fois refaite sur le même coin de table. Cette répétition offerte aux clients, comme un monstre dans un freak-show. Elle sentait leurs regards, sans même lever la tête. Leurs regards dégouttant de dégoût, posés sur elle, alors qu’ils mangeaient leurs œufs-bacons, salopaient leurs tables, se vantant d’être tant mieux que la pauvre fille, là-bas, à la table du fond, coin fenêtre, toujours la même. Même place. Même pauvre fille. Même routine. Même balourds qui prenaient la même chose mollasse, sans odeur, plein de gras comme leurs yeux et qui jugeaient. Elle sentait le jaune qui coulait contre leurs mentons et elle s’essuyait alors son menton.
Geste inutile pour essayer de se sauver de leurs mires.
Crème.
Elle déposait les récipients doucement, en retenant son souffle, en éloignant leurs souffles chargés de café, de leurs odeurs pestilentielles qui mélangeaient maladroitement le mauvais café et les relents d’alcool de mauvaise qualité que trop avaient abusés la veille.
Et ils se permettaient de juger.
Crème.
Elle leur laissait bien leurs lubies, elle. Pas de haine les visant. Elle les laissait faire leur propre pyramide. Pourquoi se permettaient-ils de venir tout gâcher. Est-ce qu’elle allait leur dire, elle, que c’était futile de travailler dans une usine minable, pour un salaire minable, qu’ils passeraient en alcools minables, dans un appartement minable donnant sur une ruelle minable, où des enfants braillards et sales et malheureux et ayant des parents tout aussi minables s’égosilleraient sur un restant de ballon alors que ces même parents accompliraient le même rituel, se terminant au restaurant de déjeuner minable où ils essaieraient de se convaincre qu’ils n’étaient pas des adultes minables, ou une famille minable, puisqu’ils amenaient tout le monde au restaurant ? Se rattrapant par l’argent, bien plus facile que de l’attention à donner. Un monde minable, avec une logique minable dans un endroit minable. Minable. Minable. MINABLE. Mi. N. A. Ble. Non, elle ne leur dirait pas. Parce qu’elle avait du respect pour l’obsession des autres.
Crème, crème, CRÈME. Confiture, marmelade, crème.
Le dernier pot de crème posé, elle était déjà plus calme. Elle les laisserait à leur vie.
Crème : Abandon total du peu d’espoir qu’elle avait de faire partie de la vie de quelqu’un. De quelque chose.
Ils étaient, eux-aussi, retournés à leur semblant de bonheur familial. Comme si, durant un léger moment d’éternité, tous avaient signé l’accord de faire la paix. De laisser la paix en paix.
Lait.
Elle retenait son souffle. Sa vie finissait là. Elle était une des rares mortelles à savoir quand tout se terminerait.
Confiture, marmelade, crème, lait.
Comme à chaque lait, une amère déception l’envahissait. C’était tout ? Elle souhaitait à chaque une intervention divine qui lui donnerait une autre étape. Un acte à accomplir. Un destin. N’importe quoi, tant que la fin n’était pas déjà là. Stupide lait. Relation amour-haine avec le stupide copeau de lait 2% Québon. Tellement un mauvais jeu de mot. Si sa fin était de mèche avec un mauvais jeu de mot marketing, elle aurait mieux fait de finir plus tôt.
Lait : Amère déception face à la fin.
Confiture, marmelade, crème, lait.
Finalement érigée, sa pyramide se figeait dans le temps. C’était bien la première fois qu’un sentiment d’échec aussi fort habitait son montage. Comme si la confiture, la marmelade, la crème et le lait s’étaient alliés pour lui faire les reproches de sa vie. N’avait-elle pas eu toutes les chances, tout le potentiel ? Qu’en avait-elle fait ? Des pyramides sur les bords des tables ? Des navires de napkins ? Des phares de sucres, des bouées de sucraline ? Elle se défendait, paniquée. Elle avait fait ce qu’elle avait pu. C’était eux qui ne voulaient pas d’elle. Elle ne voulait plus s’imposée. Même la crème ne la défendait plus. Elle n’avait jamais vraiment essayé de s’imposer. Elle avait tout gâché. Il était trop tard.
Une serveuse trop pressée renversa le tout en cognant la table.
Con
Fi
Tu
Re
Mar
Me
La
De
Crè
Me
Lait
Tous dégringolés de leur podium. Les traîtres. Elle leva des yeux reconnaissants à la serveuse embarrassée. La serveuse s’empressa de refaire la pyramide, tout en bafouillant des excuses. Sans un mot, souriante, elle se leva. Elle en avait eu assez. Elle lui laissait cette pyramide, elle n’en avait plus besoin.
Plus de confiture.
Plus de marmelade.
Plus de crème.
Plus de lait.
Elle respirait.
________________________________________________________________________________
Confiture, marmelade, crème, lait.
Confiture, marmelade, crème, lait.
Confiture, marmelade, crème, lait.
Chaque élément était méthodiquement posé, toujours dans le même ordre, comme si elle avait fait cela toute sa vie.
Confiture, marmelade, crème, lait.
Tout tenait dans un équilibre cosmique. Ordre qu’elle n’avait pas décidé. Ni elle, ni personne avant elle. L’Ordre déjà décidé dans un temps immémorial, équilibre innée dont il ne fallait surtout pas déroger.
Confiture : Base cosmique de la vie. Rouge, mouillé, sucré.
Était-ce la base ? Pourquoi ne serait ce pas la marmelade ? Malgré son désir de changement, elle était incapable de modifier l’Ordre. Quelque chose de plus haut l’en empêchait. Comme si, instinctivement, elle savait que cela chamboulerait sa vie. Ce n’était plus qu’une simple suite d’aliments, c’était la vie.
Confiture.
Pourquoi tenait-elle tant à cette pyramide ? Après tout, ce n’est pas grand-chose. Une simple pyramide de garnitures, de compléments, de frivolités. Elle y tenait, à ses frivolités. Sa vie ressemblait justement à cela. À rien d’important. Une vie sans rebonds, sans remous, sans efforts. Elle n’avait laissé aucune marque, même si elle l’avait longtemps espéré.
Confiture, marmelade.
De toute façon, elle n’avait jamais su se fondre dans la masse, encore moins de communiquer avec elle.
Marmelade : Tentative désespérée de faire partie, avec les autres grumeaux, de quelque chose de plus grand.
Confiture.
Marmelade.
Crème.
Lait.
La litanie s’insinuait en elle. Elle se sentait déjà honteuse. Elle devait avoir l’air maniaque. Une maniaque de l’ordre. Un trouble étrange. Elle savait qu’il n’en était rien. Déjà, la colère gonflait ses veines, lui faisait serrer les poings. Tant pis pour la masse. Ce n’était pas la masse qui la rejetait, mais bien elle qui rejetait le commun, le banal. Sa pyramide tombait. Elle, en fait. En morceau. Encore.
Lait, crème, marmelade, confiture.
En désordre, sur sa table. Elle se rejetait elle. Elle s’en voulait de ne pas faire partie de la masse, sans être capable de s’en démarquer pour autant. Elle s’éboulait, se chambardait, se désordonnait. Ne pouvait-elle rien faire comme les autres ? Ne pouvait-elle pas se contenter d’une histoire classique ? Étude, amoureux, maison, enfants, chien blond ?
Non.
Confiture, marmelade, crème.
C’était ça, son histoire classique. Cette pyramide trop de fois refaite sur le même coin de table. Cette répétition offerte aux clients, comme un monstre dans un freak-show. Elle sentait leurs regards, sans même lever la tête. Leurs regards dégouttant de dégoût, posés sur elle, alors qu’ils mangeaient leurs œufs-bacons, salopaient leurs tables, se vantant d’être tant mieux que la pauvre fille, là-bas, à la table du fond, coin fenêtre, toujours la même. Même place. Même pauvre fille. Même routine. Même balourds qui prenaient la même chose mollasse, sans odeur, plein de gras comme leurs yeux et qui jugeaient. Elle sentait le jaune qui coulait contre leurs mentons et elle s’essuyait alors son menton.
Geste inutile pour essayer de se sauver de leurs mires.
Crème.
Elle déposait les récipients doucement, en retenant son souffle, en éloignant leurs souffles chargés de café, de leurs odeurs pestilentielles qui mélangeaient maladroitement le mauvais café et les relents d’alcool de mauvaise qualité que trop avaient abusés la veille.
Et ils se permettaient de juger.
Crème.
Elle leur laissait bien leurs lubies, elle. Pas de haine les visant. Elle les laissait faire leur propre pyramide. Pourquoi se permettaient-ils de venir tout gâcher. Est-ce qu’elle allait leur dire, elle, que c’était futile de travailler dans une usine minable, pour un salaire minable, qu’ils passeraient en alcools minables, dans un appartement minable donnant sur une ruelle minable, où des enfants braillards et sales et malheureux et ayant des parents tout aussi minables s’égosilleraient sur un restant de ballon alors que ces même parents accompliraient le même rituel, se terminant au restaurant de déjeuner minable où ils essaieraient de se convaincre qu’ils n’étaient pas des adultes minables, ou une famille minable, puisqu’ils amenaient tout le monde au restaurant ? Se rattrapant par l’argent, bien plus facile que de l’attention à donner. Un monde minable, avec une logique minable dans un endroit minable. Minable. Minable. MINABLE. Mi. N. A. Ble. Non, elle ne leur dirait pas. Parce qu’elle avait du respect pour l’obsession des autres.
Crème, crème, CRÈME. Confiture, marmelade, crème.
Le dernier pot de crème posé, elle était déjà plus calme. Elle les laisserait à leur vie.
Crème : Abandon total du peu d’espoir qu’elle avait de faire partie de la vie de quelqu’un. De quelque chose.
Ils étaient, eux-aussi, retournés à leur semblant de bonheur familial. Comme si, durant un léger moment d’éternité, tous avaient signé l’accord de faire la paix. De laisser la paix en paix.
Lait.
Elle retenait son souffle. Sa vie finissait là. Elle était une des rares mortelles à savoir quand tout se terminerait.
Confiture, marmelade, crème, lait.
Comme à chaque lait, une amère déception l’envahissait. C’était tout ? Elle souhaitait à chaque une intervention divine qui lui donnerait une autre étape. Un acte à accomplir. Un destin. N’importe quoi, tant que la fin n’était pas déjà là. Stupide lait. Relation amour-haine avec le stupide copeau de lait 2% Québon. Tellement un mauvais jeu de mot. Si sa fin était de mèche avec un mauvais jeu de mot marketing, elle aurait mieux fait de finir plus tôt.
Lait : Amère déception face à la fin.
Confiture, marmelade, crème, lait.
Finalement érigée, sa pyramide se figeait dans le temps. C’était bien la première fois qu’un sentiment d’échec aussi fort habitait son montage. Comme si la confiture, la marmelade, la crème et le lait s’étaient alliés pour lui faire les reproches de sa vie. N’avait-elle pas eu toutes les chances, tout le potentiel ? Qu’en avait-elle fait ? Des pyramides sur les bords des tables ? Des navires de napkins ? Des phares de sucres, des bouées de sucraline ? Elle se défendait, paniquée. Elle avait fait ce qu’elle avait pu. C’était eux qui ne voulaient pas d’elle. Elle ne voulait plus s’imposée. Même la crème ne la défendait plus. Elle n’avait jamais vraiment essayé de s’imposer. Elle avait tout gâché. Il était trop tard.
Une serveuse trop pressée renversa le tout en cognant la table.
Con
Fi
Tu
Re
Mar
Me
La
De
Crè
Me
Lait
Tous dégringolés de leur podium. Les traîtres. Elle leva des yeux reconnaissants à la serveuse embarrassée. La serveuse s’empressa de refaire la pyramide, tout en bafouillant des excuses. Sans un mot, souriante, elle se leva. Elle en avait eu assez. Elle lui laissait cette pyramide, elle n’en avait plus besoin.
Plus de confiture.
Plus de marmelade.
Plus de crème.
Plus de lait.
Elle respirait.
mardi 14 septembre 2010
La chance
Future Prof est une très mauvaise gestionnaire de budget. Genre très, très, très mauvaise. Tout le monde vous le dira. J'aime beaucoup faire des cadeaux à tous le monde, aller au restaurant et sortir, et je suis aussi très insouciante. Et impulsive. Vous voyez le mélange explosif pour un budget ?
Et donc, même après un été à travailler temps plein, même après avoir cummulé deux ou trois jobs, je suis toujours cassée.
Sauf que.
Sauf que je suis super chanceuse avec l'argent. Ça tombe presque du ciel.
Depuis que je suis en âge de travailler (13 ans, à garder des enfants), j'ai à peine à faire un effort pour trouver du travail. Je me lève un matin, je dis que je vais trouver une job, et je reviens 15 minutes plus tard avec une. Garder des enfants ? Je faisais trois maisons en porte-à-porte que je trouvais une famille qui m'appelait régulièrement les vendredi. Job de centre d'achat ? 4 boutiques et j'avais une job à temps partiel que je commençais le lendemain. Je l'avoue, je suis super chanceuse.
Par exemple, hier, j'étais très, très, très cassée et je me demandais comment je me paierais mes livres, ma passes d'autobus et des vêtements d'hiver (genre manteau et botte). J'avais même envisagé d'emprunter de l'argent à ma mère.
Et là, hier, je découvre que je suis soudainement accessible au programme de prêts et bourses du Québec, grâce au divorce de mes parents, on la ville m'offre un job que je commence vendredi. En plus du théâtre !
Bon, je dois toujours me trouver une autre job, et comme je n'aurai pas de paie avant octobre, je vais quand même devoir emprunter de l'argent à ma mère, mais le remboursement sera beaucoup plus facile.
Et c'est tout de même soulageant, pour mon avenir financier d'étudiante.
Si vous voulez une job, tenez-vous avec moi, j'attire ça !
Et donc, même après un été à travailler temps plein, même après avoir cummulé deux ou trois jobs, je suis toujours cassée.
Sauf que.
Sauf que je suis super chanceuse avec l'argent. Ça tombe presque du ciel.
Depuis que je suis en âge de travailler (13 ans, à garder des enfants), j'ai à peine à faire un effort pour trouver du travail. Je me lève un matin, je dis que je vais trouver une job, et je reviens 15 minutes plus tard avec une. Garder des enfants ? Je faisais trois maisons en porte-à-porte que je trouvais une famille qui m'appelait régulièrement les vendredi. Job de centre d'achat ? 4 boutiques et j'avais une job à temps partiel que je commençais le lendemain. Je l'avoue, je suis super chanceuse.
Par exemple, hier, j'étais très, très, très cassée et je me demandais comment je me paierais mes livres, ma passes d'autobus et des vêtements d'hiver (genre manteau et botte). J'avais même envisagé d'emprunter de l'argent à ma mère.
Et là, hier, je découvre que je suis soudainement accessible au programme de prêts et bourses du Québec, grâce au divorce de mes parents, on la ville m'offre un job que je commence vendredi. En plus du théâtre !
Bon, je dois toujours me trouver une autre job, et comme je n'aurai pas de paie avant octobre, je vais quand même devoir emprunter de l'argent à ma mère, mais le remboursement sera beaucoup plus facile.
Et c'est tout de même soulageant, pour mon avenir financier d'étudiante.
Si vous voulez une job, tenez-vous avec moi, j'attire ça !
mercredi 8 septembre 2010
Confession et mise au point
Tout d'abord, voici la confession : je fais des jeux de rôles. Le type "Donjon et Dragon"... Avec des dés bizarres et des personnages. une fois par mois, je me déguise en l'un d'eux et je le joue. Je suis même hyper impliquée dans l'association de jeux de rôle de l'UQAM...
Ce qui m'amène à la mise au point. En ce moment, nous sommes en recrutement, ce qui veut dire que j'aborde des inconnus et leur demande s'ils veulent s'impliquer ou jouer avec nous. 9 fois sur 10, j'aborde quelqu'un qui en fait. Comment suis-je aussi infaillible ? Par le look.
Messieurs les joueurs de jeux de rôle, aidez-vous. Par pitié. Vous voulez qu'on cesse de se moquer de vous, de vous prendre comme cible ou de vous stéréotyper, mais vous ne faites rien pour aider votre cas. D'où la mise au point. Les cheveux gras, la moustache molle, le t-shirt de loup, le jogging gris, le dos voûtés et l'éllocution intelligible ne vous aident pas du tout.
1) Ça ne donne pas le goût aux demoiselles que vous espérer charmer de vous parler, ni à personne d'ailleurs.
2) Votre attitude de victime donne le goût que vous en soyez une.
En plus, votre air hautain quand une fille vous parle de jeux de rôle, c'est moche, vraiment beaucoup moche. Faites comme certains joueurs ont déjà commencé à faire (parce que tous les joueurs de jeux de rôles ne sont pas comme je l'ai décrit, mais beaucoup trop le sont)... Prenez une douche, coupez vous les cheveux, changez de vêtement une fois de temps en temps... Parlez haut et fort, assumez-vous... Oui, vous vous prenez pour un chevalier, un vampire, un garou ou un chasseur le soir, mais est-ce si honteux ? Que font les jeunes adultes qui jouent aux jeux vidéos, ils aiment bien eux aussi incarner le personnage. Prouvez que vous n'êtes pas les déséquilibrés que l'on prétend que vous êtes !!
Merci de votre écoute... Parce que moi, les cheveux gras, l'odeur de dessous de bras et le t-shirt sale de loup, je ne suis plus capable, mais je suis obligée de faire affaire avec vous si l'on veut des membres...
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Sinon, merci pour vos commentaires et vos encouragement ! Jusqu'à maintenant, je me plais beaucoup dans mes cours !
Je tiens à préciser que le but de mon post n'était pas de sous-entendre que les professeurs du primaire étaient des cons, je sais bien que non, j'en côtoie tous les jours. Mon point était de déplorer qu'on encourage les étudiants forts à aller étudier ailleurs, parce que le message que l'on fait passer dans ce cas, c'est que ça ne prend pas grand chose pour enseigner au primaire, ce qui est faux.
Je déplore aussi que ce ne soit pas un programme contingenté, il ne suffit pas d'aimer les enfants et d'avoir réussi son primaire pour enseigner à ce niveau et je suis extrêmement déçue et en colère que ce soit le message que les gouvernement passent.
Ce qui m'amène à la mise au point. En ce moment, nous sommes en recrutement, ce qui veut dire que j'aborde des inconnus et leur demande s'ils veulent s'impliquer ou jouer avec nous. 9 fois sur 10, j'aborde quelqu'un qui en fait. Comment suis-je aussi infaillible ? Par le look.
Messieurs les joueurs de jeux de rôle, aidez-vous. Par pitié. Vous voulez qu'on cesse de se moquer de vous, de vous prendre comme cible ou de vous stéréotyper, mais vous ne faites rien pour aider votre cas. D'où la mise au point. Les cheveux gras, la moustache molle, le t-shirt de loup, le jogging gris, le dos voûtés et l'éllocution intelligible ne vous aident pas du tout.
1) Ça ne donne pas le goût aux demoiselles que vous espérer charmer de vous parler, ni à personne d'ailleurs.
2) Votre attitude de victime donne le goût que vous en soyez une.
En plus, votre air hautain quand une fille vous parle de jeux de rôle, c'est moche, vraiment beaucoup moche. Faites comme certains joueurs ont déjà commencé à faire (parce que tous les joueurs de jeux de rôles ne sont pas comme je l'ai décrit, mais beaucoup trop le sont)... Prenez une douche, coupez vous les cheveux, changez de vêtement une fois de temps en temps... Parlez haut et fort, assumez-vous... Oui, vous vous prenez pour un chevalier, un vampire, un garou ou un chasseur le soir, mais est-ce si honteux ? Que font les jeunes adultes qui jouent aux jeux vidéos, ils aiment bien eux aussi incarner le personnage. Prouvez que vous n'êtes pas les déséquilibrés que l'on prétend que vous êtes !!
Merci de votre écoute... Parce que moi, les cheveux gras, l'odeur de dessous de bras et le t-shirt sale de loup, je ne suis plus capable, mais je suis obligée de faire affaire avec vous si l'on veut des membres...
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Sinon, merci pour vos commentaires et vos encouragement ! Jusqu'à maintenant, je me plais beaucoup dans mes cours !
Je tiens à préciser que le but de mon post n'était pas de sous-entendre que les professeurs du primaire étaient des cons, je sais bien que non, j'en côtoie tous les jours. Mon point était de déplorer qu'on encourage les étudiants forts à aller étudier ailleurs, parce que le message que l'on fait passer dans ce cas, c'est que ça ne prend pas grand chose pour enseigner au primaire, ce qui est faux.
Je déplore aussi que ce ne soit pas un programme contingenté, il ne suffit pas d'aimer les enfants et d'avoir réussi son primaire pour enseigner à ce niveau et je suis extrêmement déçue et en colère que ce soit le message que les gouvernement passent.
lundi 16 août 2010
N'est officiellement plus en enseignement.
Voici mes 5 cours d'étudiante libre :
Analyse d'oeuvre d'art (Histoire de l'art)
La renaissance en Europe (Histoire)
Question de méthode en étude littéraire (Littérature, tronc commun)
L'imaginaire du Nord et de l'hiver (Littérature)
Écrivains fictifs dans le roman québécois (Littérature)
J'ai un super bel horaire et j'ai super hâte de commencer. Je suis très motivée, et je suis encore plus motivée par avoir d'excellente note pour aller en maîtrise.
En ce moment, je suis pas tout à fait étudiante libre. Pour éviter de payer plus de frais, j'ai du rester dans mon programme, mais prendre des cours hors programme qui me seront crédités. La session prochaine, je rentrerai au BAC en littérature.
L'UQAM, la maison des fou (comme dans Astésix et Obélix : Les 12 travaux). C'est compliqué parler à quelqu'un, avoir la même information de tous et surtout, c'est hyper compliqué savoir à qui parler. Ça m'a pris presque tout l'avant-midi. Mais sinon, je suis fière de moi.
Mon père n'est pas trop d'accord avec mon changement. Mes grands-parents sont sceptiques face à mon avenir (auteure, ça mange beaucoup de "beurre de peanut", mais je les rassure en focusant sur la partie "prof au cégep") mais ma mère et mes amis m'ont encouragé à foncer.
Merci.
Il y a des profs en enseignement qui vont être content de me voir partir... On m'avait souvent conseillé de changer de programme pour un programme plus stimulant intellectuellement. Je trouve ça triste. Le message qu'on reçoit est : "Les gens brillants ne devraient pas enseigner au primaire". Je trouve ça dommage pour le BAC en enseignement primaire et préscolaire décourage comme ça les étudiants ayant du potentiel à changer de programme. Ils perdent des gens intéressants qui amènraient des moments stimulants dans les écoles. Pas que les enseignants au primaire ne soit pas intelligents, ni motivés, mais pour être honnête, n'importe qui peut aller en enseignement primaire et préscolaire. Il faut une cote R de 20. Une connaissance ayant coulé tout ses cours a eu une cote R de 19.
Je crois qu'il serait temps d'accorder plus d'importance à l'enseignement primaire et surtout à la qualité de ce qu'on enseigne.
Faire des casses-tête ou colorier des boîtes pendant 3 heures n'est pas très constructif et encore moins motivant pour des étudiants universitaires.
Bref, je quitte mon bac actuel en me disant qu'il serait grand temps que celui-ci se remette en question et s'ajuste à sa clientèle.
À moi la littérature !
Analyse d'oeuvre d'art (Histoire de l'art)
La renaissance en Europe (Histoire)
Question de méthode en étude littéraire (Littérature, tronc commun)
L'imaginaire du Nord et de l'hiver (Littérature)
Écrivains fictifs dans le roman québécois (Littérature)
J'ai un super bel horaire et j'ai super hâte de commencer. Je suis très motivée, et je suis encore plus motivée par avoir d'excellente note pour aller en maîtrise.
En ce moment, je suis pas tout à fait étudiante libre. Pour éviter de payer plus de frais, j'ai du rester dans mon programme, mais prendre des cours hors programme qui me seront crédités. La session prochaine, je rentrerai au BAC en littérature.
L'UQAM, la maison des fou (comme dans Astésix et Obélix : Les 12 travaux). C'est compliqué parler à quelqu'un, avoir la même information de tous et surtout, c'est hyper compliqué savoir à qui parler. Ça m'a pris presque tout l'avant-midi. Mais sinon, je suis fière de moi.
Mon père n'est pas trop d'accord avec mon changement. Mes grands-parents sont sceptiques face à mon avenir (auteure, ça mange beaucoup de "beurre de peanut", mais je les rassure en focusant sur la partie "prof au cégep") mais ma mère et mes amis m'ont encouragé à foncer.
Merci.
Il y a des profs en enseignement qui vont être content de me voir partir... On m'avait souvent conseillé de changer de programme pour un programme plus stimulant intellectuellement. Je trouve ça triste. Le message qu'on reçoit est : "Les gens brillants ne devraient pas enseigner au primaire". Je trouve ça dommage pour le BAC en enseignement primaire et préscolaire décourage comme ça les étudiants ayant du potentiel à changer de programme. Ils perdent des gens intéressants qui amènraient des moments stimulants dans les écoles. Pas que les enseignants au primaire ne soit pas intelligents, ni motivés, mais pour être honnête, n'importe qui peut aller en enseignement primaire et préscolaire. Il faut une cote R de 20. Une connaissance ayant coulé tout ses cours a eu une cote R de 19.
Je crois qu'il serait temps d'accorder plus d'importance à l'enseignement primaire et surtout à la qualité de ce qu'on enseigne.
Faire des casses-tête ou colorier des boîtes pendant 3 heures n'est pas très constructif et encore moins motivant pour des étudiants universitaires.
Bref, je quitte mon bac actuel en me disant qu'il serait grand temps que celui-ci se remette en question et s'ajuste à sa clientèle.
À moi la littérature !
dimanche 15 août 2010
Future prof change !
Voilà, j'ai fnalement décidé.
Au lieu de m'ennuyer dans mes cours, au lieu d'attendre avec impatience mes stages pour être stimulée, au lieu d'angoisser parce que je n'ai pas l'impression d'apprendre dans mes cours et que je suis certaine de perdre mon temps, j'ai décidé de changer de programme.
Je vais essayé de changer pour cette session (je sais qu'il est hyper tard, mais à l'UQAM, des fois, il y a des surprises) pour aller en littérature (j'ai déjà été accepté...). Sinon, ce sera pour la session prochaine.
J'irai aussi faire ma maîtrise. Comme cela, je serai enseignante au CÉGEP. Et en attendant, je serai sûrement plus stimulée, ou du moins, plus passionnée, par mes cours.
Je vous tiendrai au courant.
Future prof est maintenant Future Prof/auteure en devenir !!
Au lieu de m'ennuyer dans mes cours, au lieu d'attendre avec impatience mes stages pour être stimulée, au lieu d'angoisser parce que je n'ai pas l'impression d'apprendre dans mes cours et que je suis certaine de perdre mon temps, j'ai décidé de changer de programme.
Je vais essayé de changer pour cette session (je sais qu'il est hyper tard, mais à l'UQAM, des fois, il y a des surprises) pour aller en littérature (j'ai déjà été accepté...). Sinon, ce sera pour la session prochaine.
J'irai aussi faire ma maîtrise. Comme cela, je serai enseignante au CÉGEP. Et en attendant, je serai sûrement plus stimulée, ou du moins, plus passionnée, par mes cours.
Je vous tiendrai au courant.
Future prof est maintenant Future Prof/auteure en devenir !!
mercredi 11 août 2010
Je continus ce soir dans la ligné des épanchements, des débordements et des plaintes de vieille ado/jeune adulte en peine d'amour.
Avec mon verre de vin blanc, la musique triste et mes vieux textes parlant de Titan, je crois que je pourrais difficilement faire plus pathétique et cliché. Cela va faire 6 mois hier qu'il m'a laissé. 5 mois qu'il est avec sa nouvelle copine. 5 mois et demi que je ne le vois que lors des occasions sociales (ou presque, on s'est vu 2 fois en dehors), puisque nous avons les mêmes amis.
Je ne veux plus être autant accrochée à lui. Je ne le vois pas, je pleurs parce que je m'ennuis de lui et qu'il ne m'aime plus. Je le vois, je pleurs parce que je m'ennuis de lui et qu'il ne m'aime plus. Je pleurs pour un autre sujet ? Je finis par pleurer parce que je m'ennuis de lui et qu'il ne m'aime plus. Il ne m'aime plus...
Ça résonne dans ma tête.
Ça me matraque le coeur.
Ça me crève l'âme.
Ça se répète sans fin.
Il ne m'aime plus.
Certains soirs, je lui en veux à mort. J'ai envie de lui crier tout ce qui me passe dans ma tête. De lui demander où sont passés toutes ses promesses, comment il a pu me rendre aussi amoureuse alors qu'il m'a laissé tomber. Comment il peut oser en aimer une autre. Et surtout pourquoi.
D'autres soirs, je m'en veux à mort. Je me crie toutes les bêtises possibles. J'essaie de comprendre ce que j'ai fait, ce que j'aurais pu faire et comment j'aurais pu changer les choses.
Certaines nuits, j'accepte sa décision, je sais que je n'aurais rien pu faire, lui non plus et qu'il faut juste avancer dans la vie.
D'autres nuits, je me dis que j'aurais du me battre pour le garder, que j'aurais du me montrer plus démonstrative, que je n'aurais pas du laisser aller les choses alors que je le sentais s'éloigner de moi.
Il ne m'aime plus.
Pourquoi c'ets si long l'oublier ? Pourquoi j'ai beau essayer de me convaincre qu'il me faut avancer et continuer dans la vie, de prendre soin de moi et toutes ces choses, ça ne me convainc pas... Je suis capable de faire semblant de dire tout ça devant les autres, mais face à moi même, je suis restée au même point qu'il y a 6 mois, jour pour jour. Il y a 6 mois, jour pour jour, il venait récupérer ses choses chez moi et on avait passé l'après-midi à pleurer ensemble. Maintenant, je pleures seule.
Je regarde mon verre de vin presque plein.
J'ai envie de faire des conneries, de vider la bouteille de vin à moi seule, d'aller coucher avec le plus de gars pour me mettre en danger, de m'ouvrir...
Je ne ferai rien de tout cela, je sais bien.
Et ça me fait chier.
Parce que je ne ferai rien de tout cela, pas pour moi, pas parce que je sais que c'est dangereux (je le sais, mais ce n'est pas ce qui m'arrête).
Ce qui me chier c'est que je ne ferai rien de tout cela parce que je lui ai promis.
Parce qu'il s'inquiète pour moi et que je ne veux pas qu'il s'en fasse.
Je veux qu'il vive heureux.
Parce que je me dis bien que je le serai bientôt.
Je n'y crois pas, je ne suis pas objective.
Mais je me le dis pareil.
C'est juste que j'ai l'impression que bientôt, c'est tellement loin.
J'ai l'impression d'avoir à nouveau 4 ans et que je criais le nom de ma mère dans ma chambre quand elle me punissait et que j'étais triste.
Sauf que j'ai 20 ans et que c'est son nom que je cris.
Je voudrais ne plus rien ressentir.
Je voudrais ne pas avoir vécu.
Ne plus avoir vécu.
Mon verre est vide.
Je vais aller tout ranger, pleurer encore un peu et aller me coucher.
Sisyphe, here I am.
Avec mon verre de vin blanc, la musique triste et mes vieux textes parlant de Titan, je crois que je pourrais difficilement faire plus pathétique et cliché. Cela va faire 6 mois hier qu'il m'a laissé. 5 mois qu'il est avec sa nouvelle copine. 5 mois et demi que je ne le vois que lors des occasions sociales (ou presque, on s'est vu 2 fois en dehors), puisque nous avons les mêmes amis.
Je ne veux plus être autant accrochée à lui. Je ne le vois pas, je pleurs parce que je m'ennuis de lui et qu'il ne m'aime plus. Je le vois, je pleurs parce que je m'ennuis de lui et qu'il ne m'aime plus. Je pleurs pour un autre sujet ? Je finis par pleurer parce que je m'ennuis de lui et qu'il ne m'aime plus. Il ne m'aime plus...
Ça résonne dans ma tête.
Ça me matraque le coeur.
Ça me crève l'âme.
Ça se répète sans fin.
Il ne m'aime plus.
Certains soirs, je lui en veux à mort. J'ai envie de lui crier tout ce qui me passe dans ma tête. De lui demander où sont passés toutes ses promesses, comment il a pu me rendre aussi amoureuse alors qu'il m'a laissé tomber. Comment il peut oser en aimer une autre. Et surtout pourquoi.
D'autres soirs, je m'en veux à mort. Je me crie toutes les bêtises possibles. J'essaie de comprendre ce que j'ai fait, ce que j'aurais pu faire et comment j'aurais pu changer les choses.
Certaines nuits, j'accepte sa décision, je sais que je n'aurais rien pu faire, lui non plus et qu'il faut juste avancer dans la vie.
D'autres nuits, je me dis que j'aurais du me battre pour le garder, que j'aurais du me montrer plus démonstrative, que je n'aurais pas du laisser aller les choses alors que je le sentais s'éloigner de moi.
Il ne m'aime plus.
Pourquoi c'ets si long l'oublier ? Pourquoi j'ai beau essayer de me convaincre qu'il me faut avancer et continuer dans la vie, de prendre soin de moi et toutes ces choses, ça ne me convainc pas... Je suis capable de faire semblant de dire tout ça devant les autres, mais face à moi même, je suis restée au même point qu'il y a 6 mois, jour pour jour. Il y a 6 mois, jour pour jour, il venait récupérer ses choses chez moi et on avait passé l'après-midi à pleurer ensemble. Maintenant, je pleures seule.
Je regarde mon verre de vin presque plein.
J'ai envie de faire des conneries, de vider la bouteille de vin à moi seule, d'aller coucher avec le plus de gars pour me mettre en danger, de m'ouvrir...
Je ne ferai rien de tout cela, je sais bien.
Et ça me fait chier.
Parce que je ne ferai rien de tout cela, pas pour moi, pas parce que je sais que c'est dangereux (je le sais, mais ce n'est pas ce qui m'arrête).
Ce qui me chier c'est que je ne ferai rien de tout cela parce que je lui ai promis.
Parce qu'il s'inquiète pour moi et que je ne veux pas qu'il s'en fasse.
Je veux qu'il vive heureux.
Parce que je me dis bien que je le serai bientôt.
Je n'y crois pas, je ne suis pas objective.
Mais je me le dis pareil.
C'est juste que j'ai l'impression que bientôt, c'est tellement loin.
J'ai l'impression d'avoir à nouveau 4 ans et que je criais le nom de ma mère dans ma chambre quand elle me punissait et que j'étais triste.
Sauf que j'ai 20 ans et que c'est son nom que je cris.
Je voudrais ne plus rien ressentir.
Je voudrais ne pas avoir vécu.
Ne plus avoir vécu.
Mon verre est vide.
Je vais aller tout ranger, pleurer encore un peu et aller me coucher.
Sisyphe, here I am.
mardi 10 août 2010
On se remonte les manches et on recommence
Une soirée à pleurer dans les bras d'un ami. Ça fait du bien... Maintenant, on se lève les manches et on continue à vivre...
Sur un autre sujet, au camp de jour, j'ai reçu un bel honneur. Comme cela fait maintenant 4 ans que je suis animatrice, je suis maintenant une immortelle. Cela veut dire que lorsque je partirai pour de bon, il n'y aura plus personne qui aura le droit de porter mon nom de camp de jour à la ville. J'ai été très heureuse de cette reconnaissance. (En fait, très contente et touchée)
J'ai encore plus le goût de revenir l'année prochaine (on termine vendredi). Comme coordo !!!! Ben oui, je vais me ré essayer l'année prochaine, je ne me décourage pas au premier obstacle !!
Sur un autre sujet, au camp de jour, j'ai reçu un bel honneur. Comme cela fait maintenant 4 ans que je suis animatrice, je suis maintenant une immortelle. Cela veut dire que lorsque je partirai pour de bon, il n'y aura plus personne qui aura le droit de porter mon nom de camp de jour à la ville. J'ai été très heureuse de cette reconnaissance. (En fait, très contente et touchée)
J'ai encore plus le goût de revenir l'année prochaine (on termine vendredi). Comme coordo !!!! Ben oui, je vais me ré essayer l'année prochaine, je ne me décourage pas au premier obstacle !!
mercredi 4 août 2010
Vide
Le Grand Geek et moi, c'est fini... Un accord mutuel (presque, disons qu'il était d'accord que je n'étais pas heureuse), je m'ennuyais, il manquait de passion, et pour être honnête, moi aussi.
Je n'ai toujours pas oublié Titan.
À chaque fois, je me dis que je vais prendre mon temps, passer au travers et l'oublié, mais c'est plus fort que moi. Lorsque ma peine est trop forte, je me lance dans une relation sans lendemain juste pour passer mon affection sur quelqu'un en pensant à Titan. C'est malsain, je le sais. Je sais aussi que c'est méchant et cruel pour le partenaire, qui bien souvent est réellement amoureux du moins, ou du moins, le croient-ils...
Là, je me sens vide, lasse et sans but. Désespérée aussi.
J'ai envie de dormir cent ans, ou de n'avoir jamais existé.
En ce moment, j'aurais envie d'éliminer de la planète tout ceux qui disent que cette peine me rendra plus forte et qu'au moins, j'ai vécu tout plein de beaux moments avec Titan. Fuck you.
FUCK YOU
Je suis tellement lasse d'avoir mal, de pleurer tous les jours en cachette parce que je veux que les gens croient que je vais mieux.
FUCK YOU
En ce moment, je souhaiterais ne jamais avoir été aussi heureuse avec Titan pour ne jamais avoir été aussi malheureuse.
Je n'ai toujours pas oublié Titan.
À chaque fois, je me dis que je vais prendre mon temps, passer au travers et l'oublié, mais c'est plus fort que moi. Lorsque ma peine est trop forte, je me lance dans une relation sans lendemain juste pour passer mon affection sur quelqu'un en pensant à Titan. C'est malsain, je le sais. Je sais aussi que c'est méchant et cruel pour le partenaire, qui bien souvent est réellement amoureux du moins, ou du moins, le croient-ils...
Là, je me sens vide, lasse et sans but. Désespérée aussi.
J'ai envie de dormir cent ans, ou de n'avoir jamais existé.
En ce moment, j'aurais envie d'éliminer de la planète tout ceux qui disent que cette peine me rendra plus forte et qu'au moins, j'ai vécu tout plein de beaux moments avec Titan. Fuck you.
FUCK YOU
Je suis tellement lasse d'avoir mal, de pleurer tous les jours en cachette parce que je veux que les gens croient que je vais mieux.
FUCK YOU
En ce moment, je souhaiterais ne jamais avoir été aussi heureuse avec Titan pour ne jamais avoir été aussi malheureuse.
vendredi 30 juillet 2010
La ballerine
Voici un petit texte que j'ai écrit lorsque j'étais en crise. Avec le recul, je l'ai un peu retravaillé, mais j'en suis très fière.
La ballerine
Ma tête est vide. Ma tête est vide. Ma tête est vide. C’est ce dont j’essaie de me convaincre pour m’endormir. Pour empêcher les monstres de venir me visiter. C’est impossible. J’échoue à chaque fois. Plus je me convaincs, plus ma tête s’alourdit et les monstres arrivent en force. Et je ne sais plus quoi faire pour les repousser. Ils m’agrippent, me griffent, me déchirent. Ils me percent, psychologiquement et physiquement. Ils inscrivent leurs pensées en moi. Avalée, je me sens avalée. Ils me dévorent. Ils connaissent mes ruses, et fermer les yeux en remontant les couvertures ne suffit plus. C’est dans cette douleur que je m’endors, toutes les nuits. Lorsqu’ils acceptent de me laisser dormir. Je me débats, je mords, je griffe, je rends les coups. Ils sont plus nombreux de nuits en nuits. Alors j’abandonne, je me laisse vaincre. Je suis comme Tytios, condamnée à me faire dévorer pour l’éternité. Le matin, je me réveille, en nage, affolée. Une autre journée doit recommencer. Alors, je mettrai mon collier porte bonheur, ma première action du matin, sans ce collier, je n’entends rien. Ne vois rien et ne fais rien. Comme les personnes myopes qui entendent mal sans leurs lunettes. Avec ce collier, je me remets de mes émotions de la nuit. Je regarderai mon amoureux qu’il me faudra encore convaincre de se lever, pour pouvoir profiter du lit à moi toute seule le temps qu’il sera parti se brosser les dents. Une routine immanquable qui ressemble à une danse. Le climax de cette danse sera dans la douche, que nous prendrons ensemble, il n’y a pas une journée qui ne commence pas comme ça. Avant de m’habiller, je me regarderai dans le miroir et verrai les traces des créatures de la nuit.
Je n’en dirai pas un mot.
À quiconque.
Je m’habillerai en babillant de choses futiles. Quand je parle, cela ressemble à des bulles de champagne, de petites paroles, futiles, agréables et légères. Je saoule rapidement les gens avec. Je les enrobe de mon surplus de paroles et les laisse dériver sur mes non-sens. J’ouvrirai ensuite le rideau, grimperai sur mon calorifère pour voir le temps, ne verrai que les fruits du poirier de dehors et les plates bandes de devant ma chambre. Je supposerai alors qu’il fait soleil, parce ce matin, je ne me sentirai pas si mal.
Plus je prédis ce moment, moins je le vois arriver. Ce matin, je suis brisée. J’éteins mon radio réveil et coupe court aux nouvelles de radio-canada. J’ai beau chercher mon collier, je n’y arrive pas. Je suis brisée. Je ne pourrai pas me lever. Étouffée dans mes oreillers, ligotée dans mes draps, je suis prise au piège. Mon amoureux dort toujours, il est comme un conte, il n’existe pas si on ne fait pas mention de lui, et je ne l’ai pas réveillé, je m’en sens incapable. Je me répète inlassablement cette phrase. Je suis prise au piège. Je ne peux plus bouger. J’ai brisé Sysiphe en moi, mais je ne suis pas plus avancée. Je crie à l’aide, mais mes bulles de champagne restent prisent dans ma gorge. Je lance des regards désespérés à mon amoureux, s’il pouvait se réveiller seul, briser lui-même la malédiction que les monstres lui lancent pour pouvoir me torturer tranquille. Je suis brisée. Il faut me réparer, mais personne d’autre que lui ne le peut. J’asphyxie lentement. Je coule. Ma tête est lourde. Je respire la panique et cela ne remplace pas l’oxygène, je peux le garantir. Je donne des coups pieds, me brûle la gorge à force d’essayer de crier, il n’y arien à faire, je suis incapable d’alerter quelqu’un ou de me lever. Je pense aux poires dehors et j’espère qu’il pleut, parce que je me sens triste et foutue.
Je suis brisée.
Brisée.
Brisée. Brisée. Brisée. Une litanie sans fin harcèle ma tête et marque mes poignets. Brisée...
Sans, souffle, j’essaie de lui crier de me réparer. Rien ne fonctionne.
Après des heures de combat, j’abdique, je suis prête à mourir pour l’éternité. Je me convaincs que ma tête est vide, que les monstres ne survivent pas au soleil ou qu’ils sont allergiques au fait d’être debout à sept heures du matin. Et là, je les sens, sur ma hanche, avec leurs griffes. Je pleurs, je crois, parce jamais mes bulles de champagne n’auront été aussi liquide. Je me prépare à me faire avaler. C’est alors qu’au lieu de croc, je sens des lèvres se poser sur les miennes. Il a rompu seul cette malédiction, comme quoi personne n’est indispensable. Les monstres reculent d’eux même, sans qu’il n’ait à combattre. Le danger écarté, j’essaie de me lever.
J’en suis toujours incapable.
Ses mains agrippent mes hanches. Il me soutient, voit mes marques de guerre. Il m’immobilise sur le lit. Je suis brisée, comme les ballerines qui tournent en rond toute la journée. Il ouvre mon coffre, explore mes rouages. Avec son souffle doux, il enlèvera les poussières qui les bloquent. À coup de baiser, il remettra les rouages en route. Il me flattera le dos, en s’assurant que je ne danse plus en rond. Il partagera son miel, me disant qu’il ne se laisserait plus avoir par le champagne. Après s’être assuré que tous les rouages fonctionnent, il me laissera me lever.
Il jettera le collier, je n’aurai plus besoin de chance. J’irai voir le poirier. Nous déciderons ensemble, qu’aujourd’hui, il fait soleil. Dans notre danse à deux, nous finirons sous la douche. Et nous retournerons sous la couette. Parce que la nuit aura été dure.
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J'attends vos commentaire, je suis ouverte à tout ce qui est constructif !
La ballerine
Ma tête est vide. Ma tête est vide. Ma tête est vide. C’est ce dont j’essaie de me convaincre pour m’endormir. Pour empêcher les monstres de venir me visiter. C’est impossible. J’échoue à chaque fois. Plus je me convaincs, plus ma tête s’alourdit et les monstres arrivent en force. Et je ne sais plus quoi faire pour les repousser. Ils m’agrippent, me griffent, me déchirent. Ils me percent, psychologiquement et physiquement. Ils inscrivent leurs pensées en moi. Avalée, je me sens avalée. Ils me dévorent. Ils connaissent mes ruses, et fermer les yeux en remontant les couvertures ne suffit plus. C’est dans cette douleur que je m’endors, toutes les nuits. Lorsqu’ils acceptent de me laisser dormir. Je me débats, je mords, je griffe, je rends les coups. Ils sont plus nombreux de nuits en nuits. Alors j’abandonne, je me laisse vaincre. Je suis comme Tytios, condamnée à me faire dévorer pour l’éternité. Le matin, je me réveille, en nage, affolée. Une autre journée doit recommencer. Alors, je mettrai mon collier porte bonheur, ma première action du matin, sans ce collier, je n’entends rien. Ne vois rien et ne fais rien. Comme les personnes myopes qui entendent mal sans leurs lunettes. Avec ce collier, je me remets de mes émotions de la nuit. Je regarderai mon amoureux qu’il me faudra encore convaincre de se lever, pour pouvoir profiter du lit à moi toute seule le temps qu’il sera parti se brosser les dents. Une routine immanquable qui ressemble à une danse. Le climax de cette danse sera dans la douche, que nous prendrons ensemble, il n’y a pas une journée qui ne commence pas comme ça. Avant de m’habiller, je me regarderai dans le miroir et verrai les traces des créatures de la nuit.
Je n’en dirai pas un mot.
À quiconque.
Je m’habillerai en babillant de choses futiles. Quand je parle, cela ressemble à des bulles de champagne, de petites paroles, futiles, agréables et légères. Je saoule rapidement les gens avec. Je les enrobe de mon surplus de paroles et les laisse dériver sur mes non-sens. J’ouvrirai ensuite le rideau, grimperai sur mon calorifère pour voir le temps, ne verrai que les fruits du poirier de dehors et les plates bandes de devant ma chambre. Je supposerai alors qu’il fait soleil, parce ce matin, je ne me sentirai pas si mal.
Plus je prédis ce moment, moins je le vois arriver. Ce matin, je suis brisée. J’éteins mon radio réveil et coupe court aux nouvelles de radio-canada. J’ai beau chercher mon collier, je n’y arrive pas. Je suis brisée. Je ne pourrai pas me lever. Étouffée dans mes oreillers, ligotée dans mes draps, je suis prise au piège. Mon amoureux dort toujours, il est comme un conte, il n’existe pas si on ne fait pas mention de lui, et je ne l’ai pas réveillé, je m’en sens incapable. Je me répète inlassablement cette phrase. Je suis prise au piège. Je ne peux plus bouger. J’ai brisé Sysiphe en moi, mais je ne suis pas plus avancée. Je crie à l’aide, mais mes bulles de champagne restent prisent dans ma gorge. Je lance des regards désespérés à mon amoureux, s’il pouvait se réveiller seul, briser lui-même la malédiction que les monstres lui lancent pour pouvoir me torturer tranquille. Je suis brisée. Il faut me réparer, mais personne d’autre que lui ne le peut. J’asphyxie lentement. Je coule. Ma tête est lourde. Je respire la panique et cela ne remplace pas l’oxygène, je peux le garantir. Je donne des coups pieds, me brûle la gorge à force d’essayer de crier, il n’y arien à faire, je suis incapable d’alerter quelqu’un ou de me lever. Je pense aux poires dehors et j’espère qu’il pleut, parce que je me sens triste et foutue.
Je suis brisée.
Brisée.
Brisée. Brisée. Brisée. Une litanie sans fin harcèle ma tête et marque mes poignets. Brisée...
Sans, souffle, j’essaie de lui crier de me réparer. Rien ne fonctionne.
Après des heures de combat, j’abdique, je suis prête à mourir pour l’éternité. Je me convaincs que ma tête est vide, que les monstres ne survivent pas au soleil ou qu’ils sont allergiques au fait d’être debout à sept heures du matin. Et là, je les sens, sur ma hanche, avec leurs griffes. Je pleurs, je crois, parce jamais mes bulles de champagne n’auront été aussi liquide. Je me prépare à me faire avaler. C’est alors qu’au lieu de croc, je sens des lèvres se poser sur les miennes. Il a rompu seul cette malédiction, comme quoi personne n’est indispensable. Les monstres reculent d’eux même, sans qu’il n’ait à combattre. Le danger écarté, j’essaie de me lever.
J’en suis toujours incapable.
Ses mains agrippent mes hanches. Il me soutient, voit mes marques de guerre. Il m’immobilise sur le lit. Je suis brisée, comme les ballerines qui tournent en rond toute la journée. Il ouvre mon coffre, explore mes rouages. Avec son souffle doux, il enlèvera les poussières qui les bloquent. À coup de baiser, il remettra les rouages en route. Il me flattera le dos, en s’assurant que je ne danse plus en rond. Il partagera son miel, me disant qu’il ne se laisserait plus avoir par le champagne. Après s’être assuré que tous les rouages fonctionnent, il me laissera me lever.
Il jettera le collier, je n’aurai plus besoin de chance. J’irai voir le poirier. Nous déciderons ensemble, qu’aujourd’hui, il fait soleil. Dans notre danse à deux, nous finirons sous la douche. Et nous retournerons sous la couette. Parce que la nuit aura été dure.
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