Yo !

Yo ! Bienvenue dans le blog d'une future prof... J'y raconte ici ma vie sous toutes les facettes, celle d'étudiante, d'animatrice, de prof et de jeune adulte. Vous verrez les hauts les bas de l'enseignement...et de ma vie.


vendredi 19 novembre 2010

Les pots

Pourquoi je ne suis pas faite pour vivre seule ?

Je suis incapable d'ouvrir un pot... Ça va faire 15 minutes que j'essaie d'ouvrir celui de salsa.
J'en ai besoin pour une fête ce soir.
J'ai hâte que ma maman revienne...

mardi 16 novembre 2010

Moment anti-pédagogue

Dans mon cours de théâtre, j'ai une jeune arabe qui joue sa diva de l'attitude. Je précise arabe parce que j'en ai 2 ou trois à chaque sessions et, par coïncidence, ce sont toujours ces dernières qui sont des divas de l'attitude... Mais sinon, ce n'est pas important.

Bref, ma diva full hormone me joue à la petite bitch depuis le début de la session, mais samedi dernier, elle s'y mettait à fond, y compris avec les autres élèves, ce qu'elle ne fait jamais, normalement. Je suis douce, mais ferme. "C'est moi le professeur, c'est moi qui interviens." par ci, "change de ton pour  nous parler" par là...  Je respire.

Et là, alors qu'un duo répète sa scène, elle a dépassé ma limite.
Elle a fait sortir la mini bicth en moi.

La jeune du duo dit sa réplique, et ma petite arabe se lève, me fait un mouvement de main fendant/ghetto, et me dit : "Euh... C'est parce qu'il faut dire Instine"
J'ai répondu sur le même ton.
"Non. Einstein comme dans Albert Einstein, tu devrais le savoir, quand tu veux faire de l'attitude, ait raison."

Ce n'était pas du tout pédagogique.
Mais qu'est ce que cela a fait du bien !

mardi 9 novembre 2010

Montée de lait

Montée de lait sur plusieurs sujets par rapport à l'éducation.

J'en ai marre. Marre qu'on croit que l'école est responsable de l'"élevage des enfants. J'ai lu, sur la blogosphère, plusieurs billets, soit sur le retour des cours d'éducation sexuelle à l'école, soit sur le fait que l'école devrait sensibiliser les jeunes à l'environnement (sur la mère blogue)...

Non, mais on peut-tu se dire qu'à un moment donné, les parents ont une job à faire, eux aussi ? Ça me désole que des professeurs soient obligés de donner des cours d'éducation sexuelle parce qu'il y a des parents trop morons pour le faire.

Quoi ? Vous n'êtes pas à l'aise de parler de ça avec votre enfants ? C'est le vôtre, ostie de tabarnak !!! Le VÔTRE !!! En quoi et pourquoi son enseignant serait mieux placé ? Parce qu'il est formé ? Soyons honnête, pas plus que vous, chers parents, pas plus que vous. Qu'est ce qu'il fait ? Il cherche dans des livres et sur internet les informations appropriées afin de faire passer le message.

Et je ne vois pas pourquoi il serait plus à l'aise. C'est vrai que de parler sexualité avec 25 jeunes pré-ados "full hormones", c'est pas mal moins gênant que d'en parler avec son enfant qu'on connait.
Arrêtez de penser que c'est la job de l'école dès que ça fait votre affaire.

Pis je ne vois pas non plus pourquoi ce serait le travail exclusif de l'école de sensibiliser les jeunes à l'environnement et la nature. En fait, je ne vois pas du tout en quoi c'est le travail de l'école. Si l'enseignant a le goût, le temps, d'excellentes idées pour l'intégrer dans sa matière, pourquoi pas ? Mais ce n'est pas à l'école de les faire sortir marcher dehors. Ce n'est pas non plus à l'école de parler que c'est important d'aller jouer dehors, de bien manger, de faire du sport, de se brosser les dents et de prendre une douche.

C'est le travail du parent !
Le travail du parent, ce n'est pas d'aller reconduire son enfant au service de garde, d'espérer que celui-ci s'élève tout seul et de se plaindre à l'école lorsque ce dernier est mal-élevé ou qu'il échoue des cours.

L'école est là pour éduquer, pour ouvrir l'esprit, pour sensibiliser à la politique, la géographie, l'histoire, pour montrer à écrire, lire, compter, développer sa pensée critique. Et savez-vous quoi ? Tout ça, c'ets un travail d'équipe entre l'école ET le parent.

Et arrêtez de dire que c'est parce que l'enseignant de votre enfant ne veut rien savoir de vous. C'est 95% du temps faux. Si vous l'appelez en l'insultant et disant qu'il ne comprend pas votre petit Einstein, il se peut qu'il soit réticent à écouter vos judicieux conseils.

Pis une autre chose en passant, des Einsteins incompris, il n'y en a pas 25 par classes, il n'y en a rarement un. Et l'enseignement personnalisé, avec 25 enfants, dont 15 avec des difficultés d'apprentissage, c'est pas mal "tought". Donc, c'est triste, mais oui, c'est les plus forts qui écopent. Ne vous plaignez pas au prof, il fait ce qu'il peut. Plaignez vous en haut.

Aussi, je n'ai été qu'une fois stagiaire, mais entendre "oui, mais, ce n'est pas que mon enfant ne comprend pas, c'est juste qu'il n'y a pas assez d'exemples illustrés/ que le problème n'est pas adapté à sa réalité profonde/ que les textes vus en classe ne l'intéressent pas/que la façon d'enseigner n'est pas adapter au pauvre petit..." ça met en beau calvaire. Désolée, mais c'est qui le professionnel ? Pas vous.

C'est pas parce qu'on a réussit le primaire qu'on peut l'enseigner. Est ce que c'est parce que vous avez survécu à un quadruple pontage que vous dites quoi faire au chirurgien ? Non ? Ben même ostifie d'affaire à l'école !


Bon, désolée pour la vulgarité, et aussi, sachez que je sais que ce n'est pas tous les parents qui sont comme je l'ai décrit. Ce n'est qu'une minorité, mais ça minorité avec laquelle les enseignants doivent le plus intéragir...

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Anecdote de basket :
Un père est rentré dans le gymnase donner des conseils à son petit et lui dire de faire passer le message qu'il (le petit) est capable de lancer au panier. Rentré ! De même ! Sans même me prêter attention !!
Il a fallu que j'intervienne, que je lui dise qu'il ne pouvait pas rentrer comme ça, que s'il voulait parler à son jeune, c'était à la pause ou à la fin du cours ou qu'il devait passer (à la limite) par moi, que ça pouvait intimider les autres enfants. (Et il pompait parce qu'il me parlait en anglais et que je lui répondais en français).
Lui, ne voyait pas ce que cela avait d'intimidant. Il ne faisait que gueuler des instructions à son fiston, après tout !
L'argument massu :
- À l'école, entrez vous dans la classe pour dire à votre gars comment faire ?
- No.
- Ici, c'est pareil. Je vous prierais d'attendre la pause ou la fin du cours, les parents ne sont pas autorisés à entrer dans le gymnase durant le cours.

Il sortit du gymnase en maudit, et moi, j'avais une montée d'adrénaline... Mais bon, ça va faire, de se faire marcher sur les pieds !

mardi 2 novembre 2010

Sportifs et théâtreux.

Hey ! Ça fait longtemps !! Je serai plus assidue, promis... C'est simplement que je suis dans un programme stimulant qui me demande un peu plus de temps que l'enseignement primaire. Et que l'Amoureux me demande beaucoup de temps (hooooonnnn).

Je voulais juste vous parler des mes petites monstres un peu. Cette année, j'ai deux groupes (un de basket, un de théâtre) et au début, j'étais convaincue que c'était les pire de ma courte carrière en animation. Mes sportifs étaient arrogants, insolents, énervés, incapable de se concentrer et un peu violent. Mes théâtreux (oui, oui, théâtreux) étaient plus que bavards, dissipés, gigoteux et, eux aussi, pas mal insolent. Je sais que normalement, les théâtreux sont bavards et dissipés, je ne fais que me rappeler mes années de théâtre et je sais que je n'étais pas un modèle, mais les années passées, j'avais un ou deux clowns que j'avais à calmer et dix timides à sortir de leur coquille, et non pas l'inverse.

Pour les sportifs, c'était ma première expérience auprès d'eux et je me suis souvent demandée pourquoi j'avais accepté. Je suis très "peace and love" et la mentalité des sportifs m'a beaucoup secouée. Les plaintes de parents, les parents qui entrent dans le gymnase pour s'occuper de leur "pôôôôôôvreeeeeee" petit de dix ans qui "fake" une douleur insoutenable au ventre parce qu'il a échappé le ballon (bon, ce n'est qu'un parent, et je vais vous raconter l'anecdote sous peu), le harcèlement pour que j'ai un sifflet... Bref, depuis que j'ai un sifflet, je fais exactement la même chose qu'avant, mais sans plainte de parents, parce que j'ai un sifflet... J'étais obligées de jouer au sergent avec mes sportifs et ce n'est pas du tout ma personnalité. Je suis plus du genre "rappel à l'ordre lorsque vraiment nécessaire, mais renforcement positif à la tonne sinon" et cela ne marchait pas du tout. Dès que je leurs faisais un compliment, ils se désorganisaient, ils s'énervaient et jouaient tout croche.

 Je commence à pouvoir être fine avec eux depuis vendredi dernier. Parce que j'ai prouvé que je pouvais être chienne. Ça me dérange, parce que j'ai l'impression d'être méchante pour rien. Mais bon, au dernier cours, j'ai compris pourquoi j'ai dit oui. Parce que des enfants, sportifs ou pas, ça ne veut que bien faire. Même s'ils sont intenses, ils n'ont pas un mauvais fond. Ils sont souriants, ils espèrent se dépasser. Depuis que je suis "Sergent Future Prof", ils veulent mon approbation. Ils me disent que le cours est cool, qu'ils ont hâte de revenir, qu'ils espèrent que je suis fière d'eux. Ça fait fondre mon coeur. Bien sûr que je suis fière de vous, mes futurs ados, mais quand vous faites n'importe quoi, je suis obligée de sévir. Maintenant que vous avez compris cela, je peux être plus "Future Prof" que "Sergent Futur Prof". En plus, ils se sont vraiment améliorer. Vous devriez les voir se faire des passes, des déplacements, des interceptions... Les paniers ne sont pas aux points, mais ils ont entre 8 et 12 ans et ils jouent dans une école secondaire, alors les paniers sont un  peu (beaucoup) trop haut.

Au début, tout le monde se chicanait tout le temps, surtout à propos des passes. Ce qui est drôle, parce que tout le monde avait le ballon de façon équitable, mais à cet âge, on se souvient plus de ce qu'on a pas de ce qu'on a, je suppose... Mais là, après un gros discours sur l'esprit sportif, le travail d'équipe et les bons comportements, il n'y a plus de problème. J'avais eu plusieurs fois cette discussion avec eux, mais je faisais des blagues, pour faire passer la pilule, mais il y a deux cours, je les ai engueulé vertement, et tadaaam, magie, le message est passé. Avant, ils s'insultaient entre eux !! J'ai du en mettre sur le banc pour comportement anti-sportif, cela a calmé les esprits de tous.

Mais maintenant, mes sportifs, je les adore. Ils sont attachants, malgré leur désir de montré qu'ils sont "hommes". Leur sourire de fièreté après un match où ils sont essouflés et que j'exige qu'ils continuent encore un peu "parce qu'ils ne sont pas des grands-pères après tout", ou que je leurs de sortir le banc pour les parents est absolument magnifique. "On est pas des vieux, nous, Future Prof, on est capable, nous". Mais oui les hommes, mais oui...


Mes théâtreux... Ah la la la la... Eux non plus, ils n'ont pas un mauvais fond. Il faut juste canaliser leur énergie. Ils sont tout aussi adorables qu'allumés. C'est la première fois que j'ai un groupe aussi nombreux, et aussi vieux, alors leurs hormones d'ado (j'enseigne au 8-12 ans, comme pour le basket, mais je n'en ai que 3 de 8 ans, et 9 de 10-12 ans) se font sentir. Des histoires de flirt, d'attitude de série pour ados et d'insolence à mon encontre, c'est la première fois que je dois "dealer" avec ça (au théâtre, je veux dire). Là aussi, j'ai dû sévir un peu, mais après que j'en ai envoyé un se calmer dans le couloir, le groupe entier s'est remis à sa place. J'ai dû aussi avoir une discussion avec deux de mes plus vieux (séparés, pour ne pas faire de malaise), disant qu'être amoureux, ou se plaire, c'est normal, surtout à leur âge, mais que dans le cours de théâtre, s'était déplacé. Que s'ils voulaient se voir en dehors du cours pour s'amuser (pas d'arrières pensées là... Coquins, ils ne sont pas si pire nos jeunes ados), qu'ils pouvaient s'échanger leur numéro, mais pas de minouchage dans mon cours. Ce n'était pas encore arrivé, mais vaut mieux prévenir que guérir.

J'ai mes deux petites soeurs arabes, dont la plus vieille me fait tellement d'attitude que j'ai du lui dire que si elle ne voulait pas venir, elle n'y était vraiment pas obligée. C'est toujours un choc de culture à chaque année... À chaque fois, mes petites arabes sont plus divas et drama queen que tout le monde et moi, les princesses qui boudent, ça me mets hors de moi. En plus, leur mère est presque toujours en retard, si ce n'est pas pour le début du cours, c'est pour aller les rechercher... Et la mère, un peu surprotectrice, mais très gentille malgré tout, qui vient me voir... "Vous savez, ma dernière, elle n'a que huit ans, vous êtes sûres que ça ira ? Est ce que vous adaptez vos exercices (ça, là, là, ça me fâche... C'est qui la professionnelle ???)..." Mais oui madame, j'adapte tout, elle n'est pas ma seule de huit ans... Elle se débrouille très bien. C'est sûr, elle est très active et impulsive, mais c'est plus parce qu'elle a huit ans et que normalement, sa soeur l'écrase, que parce qu'elle ne fonctionne pas.

J'ai encore mon petit T, qui est là depuis l'année dernière. Il a de gros problèmes moteurs, de langages et une timidité maladive. Je suis contente qu'il soit revenu, par lui même, m'a-t-il dit de sa grosse voix grave. C'est tellement drôle, un tout petit corps, tout maigre, tout chétif, avec une grosse voix de chanteur rock. On travaille fort avec lui, je lui donne de gros défi. Je le fais parler beaucoup. Il s'est fait un ami dans le cours. C'est le seul que je m'assure qu'il soit avec son ami, parce qu'il y en a tellement à travailler que cela l'encourage. Son ami, c'est un petit gars tellement allumé et bavard, ils font vraiment un bon duo. Il a beau avoir huit ans, il est très mature et très avancé. Normalement, mes jeunes de huit ans, surtout mes garçons, ont de la difficultés à construire une histoire qui se tient, à intéragir avec l'autre sexe, et à faire des personnages "complets" (à leur mesure). Pas lui, pas du tout. Il m'épatate comme dirait ma mère.

Bref, ma gang de théâtre est géniale, maintenant que j'ai augmenté la cadence du cours. Pour la première fois, je n'ai pas eu de plainte concernant la pièce que je leur écrit. Ça doit être une combinaison d'expérience de ma part et de la chimie de groupe. Encore une fois, cette année, ils ont fait qu'un seul groupe, au lieu de plusieurs cliques, et cela me rend fière d'eux. Je leurs dit. Durant la pause, on se met en rond pour manger notre collation et parle de la semaine de tout le monde, on met de la musique et on dance. Vraiment, jai un groupe magique.

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L'anecdote du parent dans le gymnase maintenant...
J'ai une maman "représentante de parents". Elle parle toujours au nom de tous, pour les besoins de son pauvre petit incompris à elle. Au premier cour, elle m'a engueulé devant tout le monde, parce que son jeune n'avait jamais le ballon. "Il est le plus petit de la gang, il faut que TU gère ça aussi...". Pardon ? On n'a pas gardé les moutons ensemble... Surtout que oui, le sien est dans les plus petits, mais pas le plus petits et c'est drôle, le plus petit de la gang a souvent le ballon, parce qu'il est à la bonne place au bon moment...
Et son petit incompris de venir se faire consoler dans les bras de sa mère...

C'est triste pour le jeune. Parce que si sa mère n'était pas comme ça (ou si je n'avais jamais rencontré sa mère), je n'aurais jamais eu un aussi gros problème avec son comportement. Juste un problème, parce qu'il est plaignard, il insulte les autres et discrimine les jeunes différents... Mais là, j'ai un GROS problème avec lui.
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Le deuxième cours, je fais attendre les parents en dehors du gymnase, après tout, il y a une vitre pour qu'ils puissent regarder, s'ils le veulent.

Ensuite, je remarque que le petit incompris, il croit qu'on est dans mon cours de théâtre. Dès qu'il échappe le ballon ou qu'il n'a pas assez attention, il pleure parce que le ballon était lancé trop fort. J'utilise donc la merveilleuse tactique de l'ignorer et lorsque c'est trop intense, je le renvois au jeu. Cette fois là, je réglais déjà un problème sur le terrain des grands (je gère deux terrains à la fois) quand mon drama queen décide de se jeter à terre pour un ballon reçu dans le ventre, supposément trop fort. J'avais tout vu du coin de l'oeil et voyant qu'il jouait la comédie, j'ai d'abord réglé mon problème chez les grands... Et l'autre de se rouler en boule, de crier et pleurer de plus en plus fort.
Et là, sa mère entre dans le gymnase.

J'ai vu bleu, noir, rouge, bref, j'étais verte de colère. Ce n'était pas du tout la première fois que j'avais des problèmes et avec la mère, et avec le petit.

Je lui ai jeté un regard. Je suppose qu'il devait être convaincant, parce qu'elle est retournée de bord sans attendre. Et j'ai jeter le même regard au jeune, il s'est relevé et tout allait bien. Comme par magie.

Bref, moi, ce genre de parent là, je leurs ferais suivre un cour de parentalité...

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Ouain... Je devrais écrire plus souvent, ce serait de moins long post... Je promets d'être plus assidue, mais ça, je vous l'ai déjà dit.

jeudi 7 octobre 2010

La solution à tout, délire entre l'Amoureux et moi

L'Amoureux et moi-même avons régler les problèmes de toute une société, aujourd'hui. En ayant un délire msn digne de nos meilleures conversations, que je me plais à partager avec vous...

Future Prof: Je suis en train de me faire demander en mariage...


L'Amoureux dit : Comment ça?

Future Prof : Bien, je vieillis, alors il faut que je me maries rapidement, si je ne veux pas être vieilles filles. Bientôt, je serai passé date...

L'Amoureux dit : Je n'ai pas vu de date imprimée sur toi pourtant.

Future Prof dit : Pas encore, mais attends... Quand on est une fille, le tatou apparaît après... Il se marque "EXPIRÉE" sur le bas du dos.

L'Amoureux dit : Ah !Ah ! Ah !  Ce n'est pas drôle... Tu ne sais jamais quand ça peut apparaître. Au pire tu rajoute "PAS" devant.

Future Prof dit : Mais selon les bonnes vieilles traditions, je sais que ce sera bientôt, après tout, selon les mêmes traditions qui disent que passée 21-22 ans, une fille n'est plus très bonne à marier. Il doit avoir y quelque chose qui cloche avec cette fille, après tout !

L'Amoureux dit : Elles n'allaient pas aux études dans ce temps là ! Ça change un peu.

L'Amoureux dit : Ah, c'est sûr... Quoique je fais attention pour ne pas être trop intelligente, après tout, une femme va à l'université pour avoir un mari... Et elle y va simplement pour être capable de soutenir une conversation avec son seigneur et maître...

L'Amoureux dit : Clairement. Les cours de base sont cuisine 303 et ménage 101?

Future Prof dit : Oui, entretien ménager, ça comprend la couture des boutons et la confection des tartes. Après, un peu d'histoire, pour savoir de quoi son seigneur et maître nous parle, mais pas trop... Sinon, on pourrait développer un opinion différente de celle de son mari.

L'Amoureux dit : Même si c'était le cas, il faudrait juste ne pas la dire.

Future Prof dit : Ben voyons, Amoureux, tout le monde sait que les femmes sont des êtres irréfléchis, bavards, irrationnels et impulsifs, elles ne pourraient jamais avoir la logique nécessaire pour garder une opinion divergente de celle de son mari. C'est pour ça qu'on ne devrait pas avoir le droit de gérer un compte, de signer un achat ou de voter. Tu imagines, en votant avec une opinion, elle pourrait voter différemment que son mari et annuler son vote !

L'Amoureux dit : Tu as plein de bonnes idées. Je devrais écrire ça dans un livre, Il me semble que plus de femmes devraient le savoir.

Future Prof dit : Mouain, c'est ça que je me dis aussi, mais à chaque fois que j'en parle, le lendemain, il y a une poupée à mon effigie qui est pendue et brûlée, avec une lettre de haine signé les "féministes". Je ne vois pas trop de qui on parle mais bon...Ça gâche le paysage devant chez moi...

L'Amoureux dit : Fais-toi Z'en pas, c'est seulement des gens haineux. Ils vont changer d'idée à la longue. Comme pour les noirs.

Future Prof dit :D'ailleurs, en parlant d'eux, j'ai aussi une idée de livre, pour les aider à trouver leur place hors des ghetto de ce monde... Dans le temps de l'esclavagisme, il n'y avait pas de problème de gang de rue, ni de ghetto, je crois que la solution n'est pas loin...
L'Amoureux dit : Tu as bien raison, dans le fond ils ont juste besoin de direction (imposée).

Future Prof dit : Dans tout les cas... On va finir par avoir un monde meilleur ! La preuve : Tout les vieux le disent : Dans le bon vieux temps, c'était mieux !


Alors voilà ! On a réglé tous les problèmes !!!

mercredi 29 septembre 2010

L'Amoureux et autre...

Bonjour !
Je suis désolée, ça fait longtemps qu'on s'est parlé... Je n'avais pas grand chose à dire et j'étais souvent avec mon nouvel amoureux. Bon, ça fait un mois et demi qu'on se fréquente et là, c'est officiel, alors je me suis dit que cétait le moment de vous en parler un peu. Comme il y a eu beaucoup de changement dans ma vie amoureuse ces derniers temps, j'ai décidé d'attendre un peu avant de vous parler. Mais là, là, là, quand même, ça fait un mois et demi !!! C'est un nouveau couple officiel !!  Je crois que je l'aime pour vrai. Quand je pense à lui, je ressens quelque chose de tellement fort dans mes trippes. Je rêvasses, je souris... Bref, ça va bien !

Dans les autres sujets, j'ai fait ma demande de changement de Bac officiel, alors je serai sous peu réellement en littérature.

Avec la plus grande ironie du monde, je suis professeur de basket-ball pour ma ville... C'est ironique parce que je ne suis pas du tout, du tout, du-tout sportive. Genre, je ne savais même pas combien de personne il y a dans une équipe de basket-ball avant le premier cour. Ça se passe moyen bien. Les sportifs et moi, peu importe leur âge, on ne s'entend pas très bien. Et puis, je ne m'entends surtout pas très bien avec leurs parents. Donc, après un premier cour chaotique, j'ai rectifié mon fonctionnement. 4 équipes au lieu de deux, et donc, les petits contre les petits et les grands contre les grands. Les jeunes s'amusent beaucoup et sont redevenus respectueux envers moi... Sauf que leurs parents... Ahhh que je les utiliserais comme ballon !! Lorsque ce n'est pas le groupe de parents des petits qui montent aux barricades pour me crier dessus (j'ai utiliser tout le professionalisme et le self control que je suis capable pour les rembarrer) parce que leurs petites 8èmes merveilles du monde n'ont pas assez souvent le ballon, c'est le groupe de parents des grands qui vient (relativement poliement, comparé au premier groupe) me faire remarquer qu'en arbitant deux matchs à la fois, je ne remarque pas les erreurs de tous et donc, que leurs petits joueurs de la NBA n'apprennent pas suffisament.
Il faut que je précise que je ne suis pas réellement prof de basket mais plus animatrice de basket. Je ne devrais pas donner en cours, je ne devrais même pas parler du cours, selon la description et selon ce que mes boss demandent. Mais dûes aux nombreuses plaintes en trois cours, on a modifier le fonctionnement, tout en rappelant que ce n'est pas un cours, mais plus une série de matchs amicaux simplement pour les faire courir un peu...

J'ai aussi commencé les cours de théâtres. 12 petits diables que j'adore. C'était le premier cours samedi, et ils forment déjà un super groupe uni. Ils jasent, ils jasent, ils jasent... Normalement, je n'ai qu'un ou deux clowns et des grands timides. Mais là, c'est l'inverse, un timide (le même que l'année dernière, je dois faire de grands efforts pour ne pas le mettre dans mon sac à dos et le ramener chez moi) et 11 clowns pleins d'énergie. Ça va être du sport !! Ça me console du basket, les jeunes sont aussi adorables qu'au basket, mais les parents sont vraiment plus compréhensifs, gentils, polis et respectueux...

Bref, la routine...

mercredi 15 septembre 2010

Nouvelle sans titre

Voici une petite nouvelle que je viens de compléter... Qu'en pensez-vous ?
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Confiture, marmelade, crème, lait.


Confiture, marmelade, crème, lait.

Confiture, marmelade, crème, lait.

Chaque élément était méthodiquement posé, toujours dans le même ordre, comme si elle avait fait cela toute sa vie.

Confiture, marmelade, crème, lait.

Tout tenait dans un équilibre cosmique. Ordre qu’elle n’avait pas décidé. Ni elle, ni personne avant elle. L’Ordre déjà décidé dans un temps immémorial, équilibre innée dont il ne fallait surtout pas déroger.

Confiture : Base cosmique de la vie. Rouge, mouillé, sucré.

Était-ce la base ? Pourquoi ne serait ce pas la marmelade ? Malgré son désir de changement, elle était incapable de modifier l’Ordre. Quelque chose de plus haut l’en empêchait. Comme si, instinctivement, elle savait que cela chamboulerait sa vie. Ce n’était plus qu’une simple suite d’aliments, c’était la vie.

Confiture.

Pourquoi tenait-elle tant à cette pyramide ? Après tout, ce n’est pas grand-chose. Une simple pyramide de garnitures, de compléments, de frivolités. Elle y tenait, à ses frivolités. Sa vie ressemblait justement à cela. À rien d’important. Une vie sans rebonds, sans remous, sans efforts. Elle n’avait laissé aucune marque, même si elle l’avait longtemps espéré.

Confiture, marmelade.

De toute façon, elle n’avait jamais su se fondre dans la masse, encore moins de communiquer avec elle.

Marmelade : Tentative désespérée de faire partie, avec les autres grumeaux, de quelque chose de plus grand.

Confiture.

Marmelade.

Crème.

Lait.

La litanie s’insinuait en elle. Elle se sentait déjà honteuse. Elle devait avoir l’air maniaque. Une maniaque de l’ordre. Un trouble étrange. Elle savait qu’il n’en était rien. Déjà, la colère gonflait ses veines, lui faisait serrer les poings. Tant pis pour la masse. Ce n’était pas la masse qui la rejetait, mais bien elle qui rejetait le commun, le banal. Sa pyramide tombait. Elle, en fait. En morceau. Encore.

Lait, crème, marmelade, confiture.

En désordre, sur sa table. Elle se rejetait elle. Elle s’en voulait de ne pas faire partie de la masse, sans être capable de s’en démarquer pour autant. Elle s’éboulait, se chambardait, se désordonnait. Ne pouvait-elle rien faire comme les autres ? Ne pouvait-elle pas se contenter d’une histoire classique ? Étude, amoureux, maison, enfants, chien blond ?

Non.

Confiture, marmelade, crème.

C’était ça, son histoire classique. Cette pyramide trop de fois refaite sur le même coin de table. Cette répétition offerte aux clients, comme un monstre dans un freak-show. Elle sentait leurs regards, sans même lever la tête. Leurs regards dégouttant de dégoût, posés sur elle, alors qu’ils mangeaient leurs œufs-bacons, salopaient leurs tables, se vantant d’être tant mieux que la pauvre fille, là-bas, à la table du fond, coin fenêtre, toujours la même. Même place. Même pauvre fille. Même routine. Même balourds qui prenaient la même chose mollasse, sans odeur, plein de gras comme leurs yeux et qui jugeaient. Elle sentait le jaune qui coulait contre leurs mentons et elle s’essuyait alors son menton.

Geste inutile pour essayer de se sauver de leurs mires.

Crème.

Elle déposait les récipients doucement, en retenant son souffle, en éloignant leurs souffles chargés de café, de leurs odeurs pestilentielles qui mélangeaient maladroitement le mauvais café et les relents d’alcool de mauvaise qualité que trop avaient abusés la veille.

Et ils se permettaient de juger.

Crème.

Elle leur laissait bien leurs lubies, elle. Pas de haine les visant. Elle les laissait faire leur propre pyramide. Pourquoi se permettaient-ils de venir tout gâcher. Est-ce qu’elle allait leur dire, elle, que c’était futile de travailler dans une usine minable, pour un salaire minable, qu’ils passeraient en alcools minables, dans un appartement minable donnant sur une ruelle minable, où des enfants braillards et sales et malheureux et ayant des parents tout aussi minables s’égosilleraient sur un restant de ballon alors que ces même parents accompliraient le même rituel, se terminant au restaurant de déjeuner minable où ils essaieraient de se convaincre qu’ils n’étaient pas des adultes minables, ou une famille minable, puisqu’ils amenaient tout le monde au restaurant ? Se rattrapant par l’argent, bien plus facile que de l’attention à donner. Un monde minable, avec une logique minable dans un endroit minable. Minable. Minable. MINABLE. Mi. N. A. Ble. Non, elle ne leur dirait pas. Parce qu’elle avait du respect pour l’obsession des autres.

Crème, crème, CRÈME. Confiture, marmelade, crème.

Le dernier pot de crème posé, elle était déjà plus calme. Elle les laisserait à leur vie.

Crème : Abandon total du peu d’espoir qu’elle avait de faire partie de la vie de quelqu’un. De quelque chose.

Ils étaient, eux-aussi, retournés à leur semblant de bonheur familial. Comme si, durant un léger moment d’éternité, tous avaient signé l’accord de faire la paix. De laisser la paix en paix.

Lait.

Elle retenait son souffle. Sa vie finissait là. Elle était une des rares mortelles à savoir quand tout se terminerait.

Confiture, marmelade, crème, lait.

Comme à chaque lait, une amère déception l’envahissait. C’était tout ? Elle souhaitait à chaque une intervention divine qui lui donnerait une autre étape. Un acte à accomplir. Un destin. N’importe quoi, tant que la fin n’était pas déjà là. Stupide lait. Relation amour-haine avec le stupide copeau de lait 2% Québon. Tellement un mauvais jeu de mot. Si sa fin était de mèche avec un mauvais jeu de mot marketing, elle aurait mieux fait de finir plus tôt.

Lait : Amère déception face à la fin.

Confiture, marmelade, crème, lait.

Finalement érigée, sa pyramide se figeait dans le temps. C’était bien la première fois qu’un sentiment d’échec aussi fort habitait son montage. Comme si la confiture, la marmelade, la crème et le lait s’étaient alliés pour lui faire les reproches de sa vie. N’avait-elle pas eu toutes les chances, tout le potentiel ? Qu’en avait-elle fait ? Des pyramides sur les bords des tables ? Des navires de napkins ? Des phares de sucres, des bouées de sucraline ? Elle se défendait, paniquée. Elle avait fait ce qu’elle avait pu. C’était eux qui ne voulaient pas d’elle. Elle ne voulait plus s’imposée. Même la crème ne la défendait plus. Elle n’avait jamais vraiment essayé de s’imposer. Elle avait tout gâché. Il était trop tard.

Une serveuse trop pressée renversa le tout en cognant la table.

Con

Fi

Tu

Re

Mar

Me

La

De

Crè

Me

Lait

Tous dégringolés de leur podium. Les traîtres. Elle leva des yeux reconnaissants à la serveuse embarrassée. La serveuse s’empressa de refaire la pyramide, tout en bafouillant des excuses. Sans un mot, souriante, elle se leva. Elle en avait eu assez. Elle lui laissait cette pyramide, elle n’en avait plus besoin.

Plus de confiture.

Plus de marmelade.

Plus de crème.

Plus de lait.

Elle respirait.

mardi 14 septembre 2010

La chance

Future Prof est une très mauvaise gestionnaire de budget. Genre très, très, très mauvaise. Tout le monde vous le dira. J'aime beaucoup faire des cadeaux à tous le monde, aller au restaurant et sortir, et je suis aussi très insouciante. Et impulsive. Vous voyez le mélange explosif pour un budget ?

Et donc, même après un été à travailler temps plein, même après avoir cummulé deux ou trois jobs, je suis toujours cassée.

Sauf que.

Sauf que je suis super chanceuse avec l'argent. Ça tombe presque du ciel.
Depuis que je suis en âge de travailler (13 ans, à garder des enfants), j'ai à peine à faire un effort pour trouver du travail. Je me lève un matin, je dis que je vais trouver une job, et je reviens 15 minutes plus tard avec une. Garder des enfants ? Je faisais trois maisons en porte-à-porte que je trouvais une famille qui m'appelait régulièrement les vendredi. Job de centre d'achat ? 4 boutiques et j'avais une job à temps partiel que je commençais le lendemain. Je l'avoue, je suis super chanceuse.

 Par exemple, hier, j'étais très, très, très cassée et je me demandais comment je me paierais mes livres, ma passes d'autobus et des vêtements d'hiver (genre manteau et botte). J'avais même envisagé d'emprunter de l'argent à ma mère.
Et là, hier, je découvre que je suis soudainement accessible au programme de prêts et bourses du Québec, grâce au divorce de mes parents, on la ville m'offre un job que je commence vendredi. En plus du théâtre !
Bon, je dois toujours me trouver une autre job, et comme je n'aurai pas de paie avant octobre, je vais quand même devoir emprunter de l'argent à ma mère, mais le remboursement sera beaucoup plus facile.

Et c'est tout de même soulageant, pour mon avenir financier d'étudiante.

Si vous voulez une job, tenez-vous avec moi, j'attire ça !

mercredi 8 septembre 2010

Confession et mise au point

Tout d'abord, voici la confession : je fais des jeux de rôles. Le type "Donjon et Dragon"... Avec des dés bizarres et des personnages. une fois par mois, je me déguise en l'un d'eux et je le joue. Je suis même hyper impliquée dans l'association de jeux de rôle de l'UQAM...








Ce qui m'amène à la mise au point. En ce moment, nous sommes en recrutement, ce qui veut dire que j'aborde des inconnus et leur demande s'ils veulent s'impliquer ou jouer avec nous. 9 fois sur 10, j'aborde quelqu'un qui en fait. Comment suis-je aussi infaillible ? Par le look.







Messieurs les joueurs de jeux de rôle, aidez-vous. Par pitié. Vous voulez qu'on cesse de se moquer de vous, de vous prendre comme cible ou de vous stéréotyper, mais vous ne faites rien pour aider votre cas. D'où la mise au point. Les cheveux gras, la moustache molle, le t-shirt de loup, le jogging gris, le dos voûtés et l'éllocution intelligible ne vous aident pas du tout.



1) Ça ne donne pas le goût aux demoiselles que vous espérer charmer de vous parler, ni à personne d'ailleurs.



2) Votre attitude de victime donne le goût que vous en soyez une.







En plus, votre air hautain quand une fille vous parle de jeux de rôle, c'est moche, vraiment beaucoup moche. Faites comme certains joueurs ont déjà commencé à faire (parce que tous les joueurs de jeux de rôles ne sont pas comme je l'ai décrit, mais beaucoup trop le sont)... Prenez une douche, coupez vous les cheveux, changez de vêtement une fois de temps en temps... Parlez haut et fort, assumez-vous... Oui, vous vous prenez pour un chevalier, un vampire, un garou ou un chasseur le soir, mais est-ce si honteux ? Que font les jeunes adultes qui jouent aux jeux vidéos, ils aiment bien eux aussi incarner le personnage. Prouvez que vous n'êtes pas les déséquilibrés que l'on prétend que vous êtes !!







Merci de votre écoute... Parce que moi, les cheveux gras, l'odeur de dessous de bras et le t-shirt sale de loup, je ne suis plus capable, mais je suis obligée de faire affaire avec vous si l'on veut des membres...







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Sinon, merci pour vos commentaires et vos encouragement ! Jusqu'à maintenant, je me plais beaucoup dans mes cours !



Je tiens à préciser que le but de mon post n'était pas de sous-entendre que les professeurs du primaire étaient des cons, je sais bien que non, j'en côtoie tous les jours. Mon point était de déplorer qu'on encourage les étudiants forts à aller étudier ailleurs, parce que le message que l'on fait passer dans ce cas, c'est que ça ne prend pas grand chose pour enseigner au primaire, ce qui est faux.







Je déplore aussi que ce ne soit pas un programme contingenté, il ne suffit pas d'aimer les enfants et d'avoir réussi son primaire pour enseigner à ce niveau et je suis extrêmement déçue et en colère que ce soit le message que les gouvernement passent.

lundi 16 août 2010

N'est officiellement plus en enseignement.

Voici mes 5 cours d'étudiante libre :
Analyse d'oeuvre d'art (Histoire de l'art)
La renaissance en Europe (Histoire)
Question de méthode en étude littéraire (Littérature, tronc commun)
L'imaginaire du Nord et de l'hiver (Littérature)
Écrivains fictifs dans le roman québécois (Littérature)

J'ai un super bel horaire et j'ai super hâte de commencer. Je suis très motivée, et je suis encore plus motivée par avoir d'excellente note pour aller en maîtrise.

En ce moment, je suis pas tout à fait étudiante libre. Pour éviter de payer plus de frais, j'ai du rester dans mon programme, mais prendre des cours hors programme qui me seront crédités. La session prochaine, je rentrerai au BAC en littérature.

L'UQAM, la maison des fou (comme dans Astésix et Obélix : Les 12 travaux). C'est compliqué parler à quelqu'un, avoir la même information de tous et surtout, c'est hyper compliqué savoir à qui parler. Ça m'a pris presque tout l'avant-midi. Mais sinon, je suis fière de moi.

Mon père n'est pas trop d'accord avec mon changement. Mes grands-parents sont sceptiques face à mon avenir (auteure, ça mange beaucoup de "beurre de peanut", mais je les rassure en focusant sur la partie "prof au cégep") mais ma mère et mes amis m'ont encouragé à foncer.
Merci.

Il y a des profs en enseignement qui vont être content de me voir partir... On m'avait souvent conseillé de changer de programme pour un programme plus stimulant intellectuellement. Je trouve ça triste. Le message qu'on reçoit est : "Les gens brillants ne devraient pas enseigner au primaire". Je trouve ça dommage pour le BAC en enseignement primaire et préscolaire décourage comme ça les étudiants ayant du potentiel à changer de programme. Ils perdent des gens intéressants qui amènraient des moments stimulants dans les écoles. Pas que les enseignants au primaire ne soit pas intelligents, ni motivés, mais pour être honnête, n'importe qui peut aller en enseignement primaire et préscolaire. Il faut une cote R de 20. Une connaissance ayant coulé tout ses cours a eu une cote R de 19.

Je crois qu'il serait temps d'accorder plus d'importance à l'enseignement primaire et surtout à la qualité de ce qu'on enseigne.

Faire des casses-tête ou colorier des boîtes pendant 3 heures n'est pas très constructif et encore moins motivant pour des étudiants universitaires.

Bref, je quitte mon bac actuel en me disant qu'il serait grand temps que celui-ci se remette en question et s'ajuste à sa clientèle.

À moi la littérature !